Collectif R.N.V
REPUBLIQUE NOUS VOILA!
Je vous invite à regarder et ECOUTER cette vidéo de Vincent Geisser Politologue et chercheur au CNRS...Effarant!
"La diversité ": Quelques épices orientales sur un cassoulet
par oumma
REPUBLIQUE NOUS VOILA!
Je vous invite à regarder et ECOUTER cette vidéo de Vincent Geisser Politologue et chercheur au CNRS...Effarant!
"La diversité ": Quelques épices orientales sur un cassoulet
par oumma
La proposition formulée par Martine Aubry d'interdire le cumul des mandats au sein du Parti socialiste devrait s'appliquer qu'après les élections régionales, si jamais les militants y consentent. «N'y a-t-il pas le risque une nouvelle fois d'annoncer des propositions novatrices et de toujours de différer leur mise en œuvre?», s'inquiète Barbara Romagnan, conseillère générale PS du Doubs et docteure en sciences politiques.
Avec le mandat unique, nous avons une occasion de traduire nos propos en actes sans attendre une prochaine hypothétique victoire en même temps que nous nous donnons les moyens de l'emporter aux élections à venir. En l'appliquant dès aujourd'hui pour la constitution de nos listes pour les élections régionales, c'est un véritable électro-choc que nous déclencherons, électro-choc sans doute indispensable pour remettre nos listes dans une logique de victoire, car nous savons bien que ces élections vont être très difficiles.
Premièrement, dans notre vision républicaine de la représentation, les élus n'ont pas de sexe, pas d'âge, pas d'appartenance sociale, pas d'origine, pas de couleur. Pourtant, notre parti - et les autres également - se ridiculise en payant des amendes parce que, ne respectant pas la parité hommes-femmes, il enfreint la loi qu'il avait lui-même fait voter. Si l'on exerce un seul mandat, au maximum trois fois de suite, cela libérera bien des places, et ne manquera pas de faire émerger de nouveaux candidats. Peut-être cela redonnera-t-il le goût de l'engagement et des responsabilités à ceux qui sont aujourd'hui éloignés de l'action collective. Notre parti mérite mieux qu'une moyenne d'âge supérieure à 55 ans, mieux que les maigres 5 % des moins de 30 ans, et beaucoup mieux que ces proportions anecdotiques en son sein d'ouvriers et de militants issus de la diversité.
Deuxièmement, le mandat unique pour les parlementaires, les présidents de Conseil général et de Conseil régional, et pour les maires des plus grandes villes, est une question de principe. Car, même si certains se sentent capables d'assumer 3 mandats, mieux que d'autres, un seul, nous sommes socialistes. Et, être socialiste, cela implique de partager le pouvoir, de la même manière que nous prônons le partage des richesses. C'est aussi une question de démocratie parce que tout le temps passé à autre chose qu'à son mandat est laissé aux services des collectivités ou de l'Etat. Mais les citoyens votent pour que leurs élus tranchent, décident, et non pas pour que les techniciens le fassent à leur place, quand bien même ils soient très compétents.
Troisièmement, c'est une question de crédibilité. Comment continuer à défendre l'idée qu'il est meilleur qu'une seule personne exerce deux mandats à la fois, plutôt que deux personnes ; travaillant ensemble en bonne intelligence, exerçant chacune un seul mandat ? Comment croire qu'un Président de Région ou de Département, qui serait en même temps parlementaire, remplirait mieux les tâches que lui ont confiées les citoyens, que deux personnes assumant chacune un de ces deux mandats ? Comment penser que le montant des indemnités des parlementaires, des Présidents de la plupart des collectivités territoriales ne justifieraient pas un engagement à plein temps pour chaque responsabilité ? C'est une question de crédibilité également parce que la perspective d'inscrire dans la loi une nouvelle limitation du cumul des mandats ne nous exonère pas de la responsabilité d'agir dès maintenant, de nous appliquer à nous-mêmes ce que nous prônons pour tous.
Le non cumul est une mesure qui ne coûte rien, qui est populaire, qui est salutaire pour la démocratie. Le non-cumul est aussi une façon de respecter nos
concitoyens, en nous consacrant pleinement à la mission qu'ils nous confient. C'est également une formidable occasion d'ouvrir et de dynamiser notre démocratie.
Alors pourquoi attendre ?
La date du procès a été fixée vendredi par la 15e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Nanterre. Alain Hiff, 54 ans, aujourd’hui directeur général d’Avenance Enseignement (groupe Elior) est poursuivi pour trafic d’influence actif. Le patron du cabinet d’audit et de conseil ATCO, Alain Tréhel, 61 ans, et l’ancien directeur général des services (DGS) de la ville d’Asnières, Bernard Loth, doivent comparaître pour corruption passive.
Bernard Loth, 60 ans, est soupçonné d’avoir bénéficié entre 2005 et 2007 de plusieurs repas privés dans de prestigieux restaurants, pris en charge sur le budget d’Avenance avec la complicité présumée d’Alain Hiff, lequel dirigeait à l’époque les opérations Ile-de-France du groupe.
Avenance, en concurrence notamment avec Sodexho et la Sogeres, avait obtenu en avril 2007 le renouvellement pour sept ans de sa délégation de service public (DSP) avec la ville d’Asnières (environ 80.000 habitants). La mairie, alors dirigée par Manuel Aeschlimann (UMP), avait pris conseil auprès du cabinet d’audit d’Alain Tréhel, lequel avait rendu un avis favorable à Avenance, en échange, selon l’accusation, de prestations fictives ou surfacturées.
Le parquet de Nanterre avait ouvert une enquête préliminaire en 2007, après le signalement d’un concurrent du cabinet d’Alain Tréhel, qui soupçonnait ce dernier de favoriser systématiquement Avenance dans ses expertises.
Avenance n’est pas poursuivie en tant que personne morale. Dans le cadre de cette affaire, les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) avaient saisi en novembre 2007 quelque 60.000 timbres à validité permanente (soit une valeur de 30.000 euros) chez Bernard Loth. Le parquet avait ouvert une seconde enquête, à l’issue de laquelle ont été poursuivis pour trafic d’influence actif deux autres dirigeants d’entreprises prestataires de la ville d’Asnières, soupçonnés de la remise des timbres utilisés pour corrompre le fonctionnaire. Parmi eux figure Pascale Jeannin, dirigeante de Polyurbaine Derichebourg, filiale du groupe Derichebourg spécialisée dans la collecte des déchets et la gestion de la propreté pour les collectivités locales. Cette seconde affaire sera jugée le 4 décembre au tribunal de Nanterre.
Le maire PS d’Asnières-sur-Seine, Sébastien Pietrasanta, qui avait battu M. Aeschlimann aux municipales de 2008, a précisé que la ville s’était constituée partie civile dans les deux dossiers.
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Trafic d'influence: un dirigeant d'Avenance en procès à Nanterre le 3 décembreUn dirigeant du leader français de la restauration scolaire Avenance, Alain Hiff, comparaîtra le 3 décembre au tribunal de Nanterre avec un ex-fonctionnaire de la mairie d'Asnières (Hauts-de-Seine) et un consultant dans une affaire de trafic d'influence liée au renouvellement d'un marché en 2007. La date du procès a été fixée vendredi par la 15e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Nanterre. Alain Hiff, 54 ans, aujourd'hui directeur général d'Avenance Enseignement (groupe Elior) est poursuivi pour trafic d'influence actif. Le patron du cabinet d'audit et de conseil ATCO, Alain Tréhel, 61 ans, et l'ancien directeur général des services (DGS) de la ville d'Asnières, Bernard Loth, doivent comparaître pour corruption passive. Bernard Loth, 60 ans, est soupconné d'avoir bénéficié entre 2005 et 2007 de plusieurs repas privés dans de prestigieux restaurants, pris en charge sur le budget d'Avenance avec la complicité présumée d'Alain Hiff, lequel dirigeait à l'époque les opérations Ile-de-France du groupe. Avenance, en concurrence notamment avec Sodexho et la Sogeres, avait obtenu en avril 2007 le renouvellement pour sept ans de sa délégation de service public (DSP) avec la ville d'Asnières (environ 80.000 habitants). La mairie, alors dirigée par Manuel Aeschlimann (UMP), avait pris conseil auprès du cabinet d'audit d'Alain Tréhel, lequel avait rendu un avis favorable à Avenance, en échange, selon l'accusation, de prestations fictives ou surfacturées. Le parquet de Nanterre avait ouvert une enquête préliminaire en 2007, après le signalement d'un concurrent du cabinet d'Alain Tréhel, qui soupçonnait ce dernier de favoriser systématiquement Avenance dans ses expertises. Avenance n'est pas poursuivie en tant que personne morale. Dans le cadre de cette affaire, les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) avaient saisi en novembre 2007 quelque 60.000 timbres à validité permanente (soit une valeur de 30.000 euros) chez Bernard Loth. Le parquet avait ouvert une seconde enquête, à l'issue de laquelle ont été poursuivis pour trafic d'influence actif deux autres dirigeants d'entreprises prestataires de la ville d'Asnières, soupçonnés de la remise des timbres utilisés pour corrompre le fonctionnaire. Parmi eux figure Pascale Jeannin, dirigeante de Polyurbaine Derichebourg, filiale du groupe Derichebourg spécialisée dans la collecte des déchets et la gestion de la propreté pour les collectivités locales. Cette seconde affaire sera jugée le 4 décembre au tribunal de Nanterre.
Le maire PS d'Asnières-sur-Seine, Sébastien Pietrasanta, qui avait battu M. Aeschlimann aux municipales de 2008, a précisé à l'AFP que la ville s'était constituée partie
civile dans les deux dossiers. AFP |
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Le 5 mars dernier, l'Assemblée nationale adoptait la loi sur le droit au logement opposable (DALO) – un vote à l'unanimité, ce qui est quand même assez rare dans notre République. Une loi directement liée à l'action spectaculaire des Enfants de Don Quichotte en faveur des SDF, sur les quais du Canal St Martin à Paris. Six mois plus tard, ce beau consensus semble bien lointain.
La loi DALO, c'est son nom, précise que le « droit à un logement décent et indépendant est garanti par l'Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière […], n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir ». De belles et grandes paroles qui concernent environ trois millions de personnes en France.
Ce que beaucoup de Français ignorent, c'est qu'une loi ne vaut rien sans son décret d'application : c'est ce texte qui servira de référence pour les administrations chargées de son exécution.
Or, les membres de la Commission de suivi de la mise en oeuvre du DALO ont eu la surprise de découvrir, la semaine dernière, un projet de décret qui contredit l'esprit et la lettre de la loi.
Ainsi, deux des six catégories de mal logés prévues par la loi ont disparu du décret : les SDF et les habitants de logements insalubres, rien que ça ! De même, le décret prévoit que les dossiers seront traités « au regard des circonstances locales », ce qui risque fort d'en limiter l'impact, et de réduire à néant l'effet de levier qu'en attendent les acteurs du secteur pour la construction de logements sociaux.
Fort heureusement, les représentants des associations au sein de la Commission de suivi, comme la Fondation Abbé Pierre ou ATD-Quart Monde, ont pu s'oppose à ce projet de décret. Ils ont obtenu qu'il soit révisé, et une deuxième version sera présentée avant la fin du mois. Christine Boutin, la ministre du logement et de la ville, a promis de rétablir certains des aspects manquant et affirme que l'Etat « tiendra ses engagements ». Même si elle fait preuve d'une certaine mauvaise foi lorsqu'elle feint de se plaindre, comme ce jeudi dans une interview aux Echos, des « fuites volontairement orchestrées ».
Ce couac est malheureux. Lors du vote de la loi, certaines associations redoutaient de voir les belles promesses du texte rester lettre morte ou soient inapplicables. Un scepticisme qui se trouve conforté par le dernier épisode. Les politiques auraient voulu accroitre leur déficit de crédibilité qu'ils ne s'y seraient pas pris autrement.
Le plus étrange, dans cette affaire, est que cette loi avait été présentée par Jean-Louis Borloo, aujourd'hui numéro deux du gouvernement, et le rapporteur parlementaire n'était autre que Christine Boutin, aujourd'hui ministre chargée de la mettre en oeuvre.
Quoi qu'il en soit, il reste peu de temps au ministère de Christine Boutin pour redonner à cette loi majeure tout son sens. Faute de quoi, il ne faudra pas s'étonner de voir de nouveaux Don Quichotte reprendre leur combat pour plus de justice. Et, ce jour là, il n'y aura plus grand monde pour écouter les promesses des hommes politiques.
Pierre Haski rue89


