Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 12:38

Asniérois depuis 1972, originaire du quartier des Courtilles, j'ai fait toute ma scolarité à Asnières sur seine. Animateur de formation et de profession, je me suis engagé dans le "combat" politique quand Jean Marie Le Pen s'est retrouvé au 2 ème tour des élections présidentielles en 2002.
Je dois dire que j'ai pris conscience que les milices de Vichy étaient de retour et c'est en réaction d'abord et pour faire réagir dans les quartiers populaires aussi, que je me suis présenté - sans étiquette - aux élections cantonales de mars 2004. Étant parallèlement très actif dans la vie associative asniéroise, j'ai très vite compris que pour faire plus et mieux, il fallait s'engager davantage.

Après un score honorable de 5.1% des suffrages exprimés et je remercie encore une fois toutes celles et tous ceux qui ont participé à cette victoire, certains d'entre vous n'ont pas compris mon choix lorsque j'ai appelé à voter pour la candidate de l'UMP et l'ont interprété comme une trahison. Ce que je peux comprendre...mais mon objectif était bien de faire bouger les lignes, de réaliser des actions concrètes et mon seul choix était bien de faire alliance avec la majorité départementale.

La ville d'Asnières est électoralement encrée à droite, de même sur le plan sociologique, et mon objectif était de m'associer à la majorité départementale et municipale pour pouvoir peser sur les décisions qui nous concerne et de travailler sur des projets concrets en faveur des différents quartiers.
Des promesses m'ont été faites : rien n'a été respecté comme m'avait promis la candidate que j'ai soutenu et qui n'a rien fait sur le canton Nord d'Asnières depuis 2004.
Je dois reconnaitre que j'ai été trompé pour ne pas dire instrumentalisé.
Ainsi va la vie Politique... mais je ne me suis pas laissé faire car
être allié, ce n'est pas être esclave...

Hélas, beaucoup n'ont pas de conscience citoyenne et encore moins de «culture politique».
Certains m'ont accusé de faire l'arabe de service ou encore d'avoir préparé un coup.

C'est simple : si tel était le cas, si vraiment je n'avais pas de conviction, alors pourquoi l'ancien maire Mr AESCHLIMANN m'aurait-il sanctionné à 6 mois d'exclusion de mes fonctions sans salaire et en se justifiant avec une attestation mensongère d'un ancien maire adjoint dans le but de me tuer socialement ? J'ai d'ailleurs porté plainte contre les protagonistes.



A tous ceux qui ont eu la critique facile, quels sont ceux qui se sont affichés publiquement comme je l'ai fait pour essayer de faire bouger les choses ? qui s'est engagé, qui a donné de son temps, de son énergie, qui à financer une campagne et subit les différentes pressions des uns et des autres ?

Je ne regrette rien d'autant que la période ou j'ai été chargé de mission au Cabinet du député-maire m'a été malgré tout bénéfique et forte en apprentissage..
Ce qui me pousse à continuer ce sont les encouragements, les remerciements de nombreux asniéroises et asniérois de tous les quartiers.

Tous ceux qui me connaissent et qui pour certains m'ont vu grandir et évoluer, savent que je n'ai, à  proprement dit, pas d'idéologie. Je suis un pragmatique. Tout n'est pas blanc ou noir et tout n'est pas de gauche ou de droite.

La solidarité, le partage sont des valeurs qui me touchent

mais sans Les valeurs de travail, de mérite, de production que pourrons nous partager ?
 

Ce sont bien les partis de gauches qui ont réalisé de réels avancées sociales. Mais ce sont aussi les partis de gauche (PS, PC) qui se sont servis des arabes et des noirs comme marche pieds en propulsant et en dynamisant le Front National...dans les années 80.

Aujourd'hui l'UMP ne rejoue le même refrain (test adn, débat sur l'identité, expulsion massive...loi anti hall) , pour capter l'électorat du FN et ainsi affaiblir le PS même ci celui ci n'a besoin de personne pour se faire du mal!

Mon objectif est que nous acceptons les différences d'ou quelles viennent.

L'heure est au rassemblement croyez moi les partis politiques traditionnels ne feront rien pour les territoires radiés de la République j'entends par là les quartiers populaires, banlieues, guetthos.

Pour une raison simple et vous pourrez vous même en faire le constat

La Gauche doit garder "ses pauvres" pour rester en place,

La Droite ne veut pas de ses populations pour exemple la non application de la loi concernant les 20% de logements sociaux.

Une fois de plus faut-il faire du communautarisme pour sortir du communautarisme?

Quel que soit les obstacles qu'on mettra sur ma route sachez:

Qu'avec tous j'étais, avec vous je suis et tous ensemble Nous serons.



Ci dessous ma profesion de foi des élections cantonnales de mars2004, qui pourrait être encore d'actualité
hélas trop peu de choses ont changé




 

Analyse ou Comment ne jamais gagner les élections © !!!


AUX (L')ARMES CITOYENS ! Souvenez vous ce cri en 1789, lancés à la conquête du droit de vote réservé jusque là aux seuls Notables, moyennant le paiement d'un droit : le Cens.

De nos jours, la "démocratie" obtenue au prix du sang versé par les révolutionnaires est piétinée par des hordes d'abstentionnistes : des inconsciens qui foulent aux pieds les acquis de la civilisation. L'abstention et le cumul des mandats est la même "connerie" ; la même immoralité, la même inconscience politique...

J'ai été candidat (sans étiquette) aux élections cantonales sur le canton Nord d'Asnieres en mars 2004. Ce canton se trouve sur l'une des villes de la boucle nord des Hauts de seine  et compte 22 OOO électeurs environ.


A la surprise générale, j'ai obtenu plus de 5% des suffrages exprimés.

Je me suis donc présenté pour la première fois  en 2004 et  j'envisage de  me représenter au risque de me prendre une raclée et de ne pas être remboursé de mes frais de campagne évalués à environ 4000 €.

Laissez moi vous raconter ma Première candidature sans étiquette dans un canton très convoité : nous étions 11 candidats dont 3 de circonstances : Les Verts et le PC, le PRG qui se sont désolidarisés du PS aux cantonales alors que, dans le même temps, ils étaient ensemble sur les listes des municipales. Désolidarisés au premier tour des cantonales pour mieux se réconcilier au second tour. C'est comme cela qu'on fait monter les enchères en politique et qu'on désoriente de nombreux électeurs.

Vous allez me dire qu'ils n'ont pas besoin de cela pour s'abstenir et vous avez bien raison. A l'arrivée, le taux d'abstention varie de 40 à 60% d'abstension selon les bureaux de vote sur notre canton. Pour une moyenne nationale établie par le Journal Le Monde du 18 mars 2008 à 44,7 %.

Sur notre territoire, il y a environ 20 000 inscrits, 12 205  ont voté au premier tour et  12 363 au second tour. Rapportés au nombre d'inscrits, les résultats ne représentent presque plus rien.

Plus drôle encore, sur les 11 candidats que nous étions, seul le conseiller général sortant (PS) qui se présentait pour un deuxième mandat et l'UMP ont réalisé les + 10 % des inscrits nécessaires pour être au second tour. Mais, avec un pourcentage inférieur à 50 % de voix, ils ne pouvaient pas être déclarés vainqueurs de fait au premier tour puisqu'il faut nécessairement avoir plus de 50 %. Le deuxième en voix (le candidat PS)  a donc été repêché pour un second tour de pure forme.


ÉLECTIONS CANTONALES ASNIERES NORD DES 21 ET 28 MARS 2004


21 mars 2004 - 1er tour

Inscrits       Émargés      Procurations       Votants        Nuls      Exprimés

20 065        12 591              110                   12 592           387        12 205


28 mars 2004 - 2nd tour

Inscrits        Émargés       Procurations       Votants        Nuls        Exprimés
20 065         13 099              188                    13 100         737          12 363

Résultat, plus de 8000 personnes
ne se sont pas exprimés, voilà comment les abstentionnistes finissent par tronquer la démocratie.


En 1789, les révolutionnaires n'auraient jamais imaginé qu'on ne puisse pas aller voter et encore moins qu'on critique un système et qu'on reste assis chez soi le jour J où le changement est possible.


César y'en a marre s'écriait Coluche dans "2 heures mois le quart avant Jesus Christ
" Aujourd'hui, le "citoyen" est assis dans son fauteuil à regarder les reality shows, kho lanta et à boire du coca. D'autres dorment le jour du vote. Jusqu'ici, le prétexte tout trouvé était le suivant : ce sont toujours les mêmes pour qui il faut voter. Les élus ne sont pas représentatifs de la diversité de la population ou de leur peuple tout simplement. Ou encore, autre version, les promesses ne sont jamais tenues. Ce discours est devenu l'explication de la prise d'otage de la démocratie par les élus et les partis politiques.

L'absence de culture politique et civique explique l'abstention et la faiblesse populaire.

Mécaniquement, la logique électorale est d'une simplicité "biblique". Les 45/50 % de base sont réservés aux partis politiques classiques : PS, UMP, dans une moindre mesure. Une participation établie à 40 % à 50 % favorise les partis classiques.

Les élections ne peuvent basculer qu'au-delà de cette participation. Il suffirait que la participation passe à 60 / 70% pour que les nouveaux visages en politique soient élus.

Ce sont les indécis et ceux qui disent ne pas trouver de candidat à leur image qui peuvent faire basculer les générations d'élus. Ils sont 50 % et ils pensent qu'ils ne peuvent rien faire !

Le peuple se ment-ils? Voilà le terrible message de ces élections : on a coutume de dire que ce sont les élus qui mentent au peuple. Peut-être bien. Le citoyen lui-même est un menteur : il se ment à lui-même ; il ment aux élus et il trompe les concitoyens. Peut on appeler cela de la "paresse populaire", ou de la faiblesse populaire?

Retour de campagne avec cette interrogation inattendue : le citoyen serait-il un menteur ? A moins que son inculture politique le conduise à dissimuler son incapacité et son ignorance sous une éternelle indignation, sous une indifférence feinte et simulée voire sous une violence surjouée.

Est ce que l'histoire donnera raison à Jean-Marie Le PEN sur ce point ?
 
A quoi sert-il de distribuer la nationalité française à des personnes qui n'en ont ni l'utilité et qui ne possèdent pas les valeurs et code symbolique de cette nationalité ? Oui, la nationalité française est un honneur. Faute d'avoir éduqué les futurs générations au préalable sur les devoirs et les exigences de la citoyenneté, l'attribution de la nationalité française, nos dirigeants sont responsables et coupables de l'abstention grotesque qui dérègle le pacte démocratique. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le taux de l'abstention est précisément le plus élevé dans les banlieues populaires, bastions de l'immigration. Et ce n'est pas un hasard non plus si la prime aux cumulards fonctionne toujours...

L'abstention et le cumul des mandats, c'est la même "connerie"; c'est la même immoralité ; c'est la même inconscience politique. Ainsi on tend vers LA MORT de la démocratie.
Le projet révolutionnaire n'a été possible que parce qu'il y avait un peuple fort et des leaders éclairés.

Est ce que le peuple est faible et paresseux ? Les dirigeants sont-ils à leur tour aliénés par leur mandats d'élus?

La liberté se meurt, l'espoir s'étiole, la démocratie s'assombrit.
Allons-nous être impuissants et assister à la naissance d'une nouvelle  barbarie...?

 


 

ATTENTION / ABSTENTION / DANGER

 

 

Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles à faire qu'on ne les fait pas.
C'est parce qu'on ne les fait pas qu'elles sont difficiles.

Publié dans : vivre ensemble
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