Publié le 06/07/2009 Le Point.fr
Par Charlotte Chaffanjon
Fadela Amara secrétaire d'Etat à la Ville en charge du plan banlieue © Matthieu RONDEL / MAXPPP
Le plan Espoir Banlieue lancé en juin 2008 semble mal engagé. "Le président de la République avait lancé ce plan pour lutter contre la désintégration sociale,
mais cela n'a pas abouti parce qu'il est très difficile de faire bouger tous les conservatismes, tout l'appareil d'État", juge Henri Guaino. Le conseiller spécial de l'Élysée a fait cette
déclaration sur BFM TV lundi après que sa voiture a été caillassée lors d'une visite de terrain à Montfermeil (Seine-Saint-Denis) la semaine dernière. Fadela Amara, en charge du plan banlieue, explique au
point.fr qu'il faut voir dans cet événement les raisons de la sortie d'Henri Guaino : "Il a mesuré à cette occasion la difficulté du travail qu'il me reste à faire. Il a mesuré l'ampleur du
malheur dans notre pays", assure la secrétaire d'État à la Ville, qui est de toute façon d'accord avec "Henri". "Il y a en France une élite qui ne souhaite pas l'émergence des quartiers
populaires", raconte-t-elle. Et d'ajouter, sibylline : "Des gens assez haut placés dans les rouages étatiques freinent l'avancée du plan. Je livre donc une bataille de tous les jours contre
l'inertie technocratique."
Fadela Amara assure que l'émergence de ces quartiers populaires est "un enjeu majeur pour le pays" : "C'est pour cela que j'ai demandé d'investir massivement dans les cerveaux des jeunes. C'est
une question de bon sens. D'ores et déjà , nous devons préparer la jeunesse à sortir de la crise." Désenclavement des transports, places labellisées en internats d'excellence, contrats seconde
chance : Fadela Amara, qui avait donné 11/20 au plan Banlieue en janvier dernier, se refuse six mois plus tard à se prêter au jeu de la notation, mais énumère les avancées. Et assure être dans
"une dynamique positive malgré les difficultés". Elle fera un nouveau point d'étape de ce plan interministériel à la rentrée. Côté financement, elle assure que, même s'il faut "pousser,
harceler" dans les ministères, "tout le monde a compris qu'il ne faut pas avoir une vision comptable dans les quartiers, que le projet France se joue dans les quartiers". Dont acte.
Je ne sais pas pourquoi le mot resistance me fait penser à la période de l'occupation. Et la je me dis qu'à cette époque beaucoup de haut fonctionnaire sont
resté et on choisit le gouvernenent de Vichy pendant que les indigénes ....mouraient avec des métropolitains.
Le plus drôle ou triste est que je suis PRET A PRENDRE LE PARI qu'aujourd'hui encore il doit rester des descendants d'anciens hauts fonctionnaires de Vichy,
qui font encore de la résistance.
A bon entendeur...