"Cette proposition m'a été faite par Nicolas Sarkozy lors de notre dernière rencontre. Il m'a proposé de participer à cette structure. Je pense que ma réponse sera positive", explique M. de Villiers au journaliste de Libération. "Le 7 juillet, la direction de son parti a décidé officiellement de rejoindre ce comité de liaison", poursuit le journaliste. Mais "il n'est pas question de s'aligner sur l'UMP" précise Roger Foinels, chargé de l'organisation des fédérations villiéristes.
Lors de l'élection présidentielle de 2007, le parti de M. Villiers avait obtenu 2,23 % des suffrages. C'est la raison pour laquelle, lors des européennes, deux ans plus tard, le MPF s'était présenté avec Chasse, pêche, nature et tradition, sous la bannière Libertas. Philippe de Villiers, qui avait finalement été le seul élu européen en France, peut ainsi espérer, en rejoignant ce comité, continuer à exister sur la scène politique française.
"L'UMP a siphonné une partie de l'électorat FN et du nôtre. La machine UMP a aujourd'hui tendance à écraser tout le monde. Il vaut mieux donc être à l'intérieur, plutôt que de se cantonner à un statut d'opposant de luxe", a expliqué un membre du bureau exécutif du MPF à Libération.