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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 20:30

Aider les boursiers pour les concours, ça marche


Faut-il 30% de boursiers dans les grandes écoles ? Non, répond la Conférence des grandes écoles (CGE), car les quotas pourraient impliquer une baisse du niveau des diplômés. Un argument qui n'a rien d'évident et qui revient sur la table à chaque fois qu'il est question de quotas.

La vraie question est celle de l'égalité des chances face aux concours. Les épreuves favorisent les candidats issus de milieux aisés, à la fois parce qu'ils connaissent les codes culturels utilisés dans les concours et également parce qu'ils peuvent se préparer de manière spécifique en suivant des préparations souvent très chères. Le jeu est donc biaisé dès le départ.

la suite sur: rue89


Souvenez vous de la carte scolaire j'avais fait un "article" à ce sujet...Une fois de plus la volonté de casser les "guettos" (de riches cette fois) n'est pas au rendez vous.

Je vous invite à découvrir les propos de R.DESCOING directeur de Sciences Po à ce sujet:


"On sait depuis vingt ans", indique-t-il, "que n’accèdent aux grandes écoles que les enfants très intelligents, très travailleurs mais qui viennent des meilleures familles. C’est bien qu’ils soient pris par les grandes écoles, mais c’est anormal que les enfants qui viennent des familles populaires et des classes moyennes n’aient, de fait, plus accès aux grandes écoles, alors que l’histoire de la République, en France, c’est l’histoire de la transformation de la société grâce à l’élitisme scolaire, au fait que les meilleurs sont pris dans les meilleurs écoles."

"L’élitisme français, qui était un bon élitisme professionnel, est devenu un élitisme social (...) Car, aujourd’hui, pour réussir les concours des grandes écoles, non seulement, il faut aller à l’école et bien travailler, mais il faut prendre des tas de petits cours à la maison, il faut aller dans des entreprises de soutien scolaire à côté de la maison... Le nombre des reçus dans les écoles n’a pas augmenté depuis cent ans, alors que le nombre de bacheliers, en France, a été multiplié par 100. Donc, il y a une sorte de ’recroquevillement’ social des futures élites professionnelles, et c’est cela qui n’est pas acceptable", estime notre invité.

"Il y a plein de lycées où il ya de très bons élèves, formés par de très bons professeurs, qui réussissent très bien leur bac ; mais on ne va jamais les voir en disant : ’Pourquoi n’essayez-vous pas de passer le concours ?’. Ou plus exactement, on va faire semblant de les mettre à égalité, et en fait, les uns sont dopés à la préparation et au soutien scolaire quand les autres arrivent juste avec leurs forces. Et bien quand vous avez, d’un côté, des gens qui sont dopés par des préparations privées, et puis, les autres qui arrivent simplement en ayant suivi la classe au lycée, ils ne sont pas sur la même ligne de départ."

"Le concours est un truc qui a été très bien au XIXe siècle" mais "il y a d’autres méthodes pour sélectionner, et surtout, il faut d’abord former. C’est cela qui compte, et non d’abord sélectionner". Car, souligne Richard Descoings, "quand on a 20 ans, on est peut-être un très bon élève, mais on a encore rien dit, rien vu, rien prouvé". 

 

Vous avez raison, Messieurs les élites, continuez à vous reproduire entre vous et un jour naitra une génération de tarée ... Si ce n'est pas déja le cas.

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commentaires

lecteur 08/01/2010 19:03


pour compléter votre article!
http://www.lefigaro.fr/formation/2010/01/08/01015-20100108ARTFIG00525-les-grandes-ecoles-dans-la-tourmente-.php


RNV en musique.

Les musiques illustre parfois nos articles.