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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 19:39

Faudel et son soutien à Sarkozy: "J'étais l'Arabe de service"

Vous vous souvenez, le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy, place de la Concorde?

Autour du nouveau précisent de la République, il y avait foule.

Tout le monde se souvient de ces artistes qui fêtaient la victoire de Nicolas Sarkozy: Enrico Macias, Mireille Mathieu, Doc Gyneco, Gilbert Montagné... Faudel.

Faudel qui devait payer cher son soutien au chef de l'Etat.

Les images du « petit prince du raï » copieusement sifflé lors de la fête de la Musique sont encore dans les mémoires.

Puis le chanteur est parti à la dérive: dépression, tentative de suicide, séjour en hôpital psychiatrique.

Faudel semble remonter la pente.

Il sort un nouveau CD, plus traditionnel.

Un retour aux sources avec ce « Bled Memory » composé de chansons traditionnelles du Maghreb chantées en arabe.

Dans le Parisien, Faudel confie que son soutien à Nicolas Sarkozy était pour « un ami et un certain nombre d'idées ».

Oui mais voilà, à cette époque Faudel avait « cru au Père Noël ».

« Le discours sur la diversité me séduisait. On était en plein débat sur la discrimination au travail, les CV anonymes. Il y avait des gens de couleur au gouvernement, comme Rachida Dati et Rama Yade » explique le chanteur.

Tout en ajoutant:

« Mais après, tu compares les discours et les actes ». Et là, j'ai l'impression que l'on m'avait pris pour un bon client, symbole de réussite, issu de l'immigration d'un quartier populaire ». J'étais l'Arabe de service ».

Et Faudel d'enfoncer le clou:

« On voulait combattre l'intégration et on est en plein débat sur l'identité nationale pour masquer les vrais problèmes comme la précarité... Ce que je vois, c'est que mon père, qui était ouvrier chez Renault, a connu l'époque où les immigrés rasaient les murs, alors que c'est eux qui ont construit les routes. Or, ce débat semble dire à ces gens venus travailler, s'intégrer qu'ils n'aiment pas la France. C'est inadmissible ».

Faudel avoue dans cet entretien qu'il n'a plus jamais revu Nicolas Sarkozy depuis ce fameux concert de la Concorde...

lepost.fr


f-ns.jpg

La "rédemption" de Faudel n'a pas été tellement médiatisée ! Contrairement à son soutien !

Hé oui les "Auvergnats", les orientaux sont des affectifs, voire naifs. Ils croient toujours au Père Noel ! Et aux partis politiques.

Je tiens à rassurer Faudel: 54% des Français ont cru :

-Au travailler plus pour gagner plus,

-Qu'on allait nettoyer les cités,

-Réformer la justice

-Réduire les déficits

-A la méritocratie (affaire EPAD, Henri Proglio, le nouveau patron d’EDF)

etc etc...

 
On peut se demander si toutes ces stars/vedettes qui ont soutenu N.SARKOZY et l'PMU ont déprimé ?

Combien sont revenues s'installer en France comme un certain Johnny Hallyday suite au bouclier fiscal ?

A l'époque j'avais trouvé courageux qu'une vedette dite de la diversité prenne une position politique, parie sur un poulain... quel qu'il soit.

Contrairement à un Zidane ou autres qui se taisent et brassent les contrats.

Pour ma part ce qui m'a touché à été la tentative de suicide de Faudel.

Aujourd'hui le petit Prince du Rai fait un retour aux sources.

Je traduis cela par:

FAUT IL FAIRE DU COMMUNAUTARISME POUR SORTIR DE LA "GHETTOISATION"?

 

 

Le collectif RNV ne t'en veut pas et acceptera même ton soutien si ça peut t'aider à remonter la pente...

 

 

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commentaires

humanisme 25/01/2010 08:52


Comme partout dans le monde et depuis l'origine des temps, la religion est un prétexte, un moyen de pression qui culpabilise l'individu, pour
préserver la cohésion culturelle et communautaire, et assurer sa sauvegarde. Comme le communautarisme qu’elle entretient souvent, la religion rassure ses membres, tout en les étouffant.

A l’opposé du communautarisme, l'universalité, c'est-à-dire ce qui est universel, représente des valeurs qui, même si elles paraissent évidentes, ne peuvent être que postulées comme, par exemple,
la liberté, l'égalité, la solidarité, la paix, le bien, la morale, la raison, le bon sens... Elles mettent l'accent sur ce qu’il y a de commun à tous les hommes et sur l'unité du genre humain, tout
en respectant ses diversités. Les valeurs universelles proposent donc à l’homme un idéal, que l’on pourrait qualifier d’absolu. Mais cet idéal est souvent tellement éloigné de ce que vivent au
quotidien les individus qu’il apparaît souvent trop utopique, abstrait – et surtout dangereux pour les pouvoirs non démocratiques en place.

L’individu, dans sa solitude et sa petitesse, ne peut pas ne pas faire partie d’un groupe, d’une tribu, d’une communauté… En fait, il appartient toujours à diverses communautés, en général sans
rapport les unes avec les autres. Ainsi, monsieur Dupont peut être à la fois membre de la branche béarnaise de la famille Dupont-Durant, supporter du club de football de Nens-Saint Germain,
militant au syndicat Nord-Ouest de son entreprise, détenteur d’une carte du parti des Ouvriers Réunis, membre de l’Eglise de la Déesse Vain Té Un, français… Il est naturel et normal qu’il en soit
ainsi.

L’homme, en tant qu’espèce animale évoluée, ne pourra se développer que si toutes les communautés se respectent entre elles et respectent les fondamentaux universels de l’humanité.



non 25/01/2010 08:49


Le communautarisme est un mouvement de pensée qui fait de la communauté (ethnique, religieuse, culturelle, sociale, politique, mystique,
sportive…) une valeur aussi importante, sinon plus que les valeurs universelles de liberté, d'égalité, souvent en réaction au libéralisme et à l'individualisme
La coopération entre groupes ou communautés, pour construire quelque chose de plus large, pour bâtir un projet commun, nécessite des conditions difficiles à réunir:


Une confiance réciproque.

Aucune des deux communautés ne doit se sentir dominée par l'autre.

Savoir se projeter dans l'avenir pour imaginer les fruits positifs de la coopération.
Les échanges économiques et culturels peuvent favoriser ce genre de coopération. C'est souvent un début. Cependant on doit constater, en regardant l'histoire que les grands ensembles construits
à l'échelle du monde ou d'un continent (les empires ou les grandes religions) ne l'ont été que par la contrainte. Les grandes "unions" imposées (ex: URSS, Yougoslavie) volent en éclat dès que
la contrainte disparaît.

La construction lente et laborieuse de l'Union Européenne est sans doute l'unique exemple de réalisation concertée et voulue d'une grande communauté, à l'échelle d'un continent. L'humanité, ou
tout au moins une partie d'entre elle, aurait-elle franchi le cap de sa turbulente adolescence? Il aura fallu deux guerres mondiales à une génération d'intervalle.





RNV en musique.

Les musiques illustre parfois nos articles.