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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 13:32

« Nous sommes dans une logique de schizophrénie républicaine »

Par Benjamin Seze

Le sociologue El Yamine Soum. Copyright : Christian Adnin
ENTRETIEN - Les personnes issues de l’immigration sont de plus en plus présentes au sein du personnel politique français. Mais cette évolution quantitative se heurte encore à de nombreux obstacles, dont le moindre n’est pas l’utilisation même du terme « diversité », comme l’explique le sociologue El Yamine Soum.

TC : Avec Vincent Geisser, vous avez publié  il y a quatre ans une enquête sur la diversité dans les partis politiques (1). Quel était le fond de votre propos ?

El Yamine Soum* : Il s’agissait d’un travail socio-historique que nous avions entrepris bien avant les élections de 2007. L’idée était d’essayer de comprendre pourquoi, depuis les années 1980 et la marche pour l’égalité contre le racisme, on observait toujours un retard français en matière de représentativité des personnes issues de l’immigration dans le champ politique français. Car si l’on constate bien une poussée quantitative depuis une trentaine d’années dans les collectivités territoriales, un certain nombre d’études montrent que le manque de représentativité demeure. Particulièrement au Parlement et aux postes de maires.

Comment expliquer ce manque de représentativité ? La politique n’intéresse-t-elle pas les Français issus de l’immigration ?

Non, les candidats sont là. Il y a notamment une tradition militante chez certaines « minorités ». Chez les Algériens, dès les années 1930, il y avait des réseaux militants encadrés par le Parti communiste. Et aujourd’hui, on constate une poussée de ceux qui sont étiquetés « de la diversité », notamment dans la classe moyenne. Nous sommes passés d’une génération ouvrière à une génération qui se diversifie, avec un meilleur niveau d’éducation pour une partie d’entre eux. Ce sont des gens qui sont installés et insérés économiquement. Certains ont envie de s’investir politiquement, d’accéder aux lieux de pouvoir. Mais cela coince.

Il y a des bloca­ges – l’on retrouve par ailleurs dans la société –, une sorte de plafond de verre. Et particulièrement en politique, où l’on parle de fiefs, et où domine une logique de « placisme » selon laquelle chacun reste à sa place. C’est là que l’inconscient colonial réapparaît, se traduisant par un discours selon lequel « il faut attendre », ou par une remise sur la table de la question de la compétence. Cette question de la compétence et de l’éternelle jeunesse est permanente pour les personnes issues de l’immigration postcoloniale.

Pendant la colonisation, l’Autre a été pensé comme inférieur et a été inférieur juridiquement. Tout cela a façonné un imaginaire de l’Autre que l’on ne considère pas comme un égal. Et cela continue aujourd’hui à jouer malgré une citoyenneté de droit acquise.

Pourtant en 2007, Nicolas Sarkozy a insisté sur la place de cette « diversité ». Il a d’ailleurs nommé des personnalités telles que Rama Yade, Rachida Dati et Fadela Amara dans son gouvernement…

C’est ce nous appelons avec Vincent Geisser la « diversité cosmétique » : le fait de mettre en avant quelques personnes issues de minorités sans remettre en cause la façon dont fonctionnent les partis politiques en France.

Mais alors comment promouvoir la diversité ?

Le concept même de diversité me gêne. Nous sommes dans une logique de schizophrénie républicaine : d’un côté, on dit qu’on est opposé au comptage ethnique, et, de l’autre, on élabore des statistiques de la diversité. Quand, au Parti socialiste, on dit qu’on a tant de pourcentages de diversité au sein du secrétariat national, on est de fait dans une forme de comptage ethnique en dehors de la tradition républicaine.

D’où la question : la diversité ne serait-elle pas une nouvelle forme d’ethnicisation qui ne dit pas son nom ? Aujourd’hui, elle s’est installée, notamment dans les médias qui évaluent et chiffrent cette diversité avec des ambiguïtés surprenantes. Pour donner un exemple concret : pourquoi Manuel Valls, né en Espagne et naturalisé Français, n’est-il pas estampillé « issu de la diversité », alors que c’est le cas de Rachida Dati, qui, elle, est née en France ?

De même, il est assez étonnant que quelqu’un qui vient des Antilles françaises soit considéré de la diversité alors que ce sont des territoires qui étaient français bien avant la Savoie, le Comté de Nice ou la Corse.

La mise en avant de figures issues des « minorités visib­les » n’est-elle pas cependant nécessaire pour faire progresser la représentativité en politique ?

D’un point de vue symbolique, elle peut avoir un intérêt : donner une image de réussite qui peut à la fois encourager des jeunes étiquetés « de la diversité » et changer la perception qu’ont certains des personnes issues de l’immigration, donc contrecarrer les discours stigmatisants et diviseurs. Mais cette « promotion de la diversité » est à double tranchant. En projetant des personnes comme cela, on aura du mal à en faire des figures politiques banales. On va avoir tendance à leur en demander plus, à tiquer, par exemple, sur leur manière de parler, de s’habiller, à remettre constamment en cause leur légitimité et leurs compétences.

Cela conduit aussi à certaines pratiques étranges d’opposition entre deux personnes, sur une liste électorale, sur le simple critère ethnique pour un poste « réservé à la diversité ». Ils ne sont pas dans une logique de concur­­rence normale dans un parti, qui devrait être sur le fond, sur les idées, sur le fait de convaincre les militants d’être le meilleur candidat.

Enfin, au niveau local, pour choisir le candidat, on va parfois « s’adapter » à l’électorat. On le voit notamment dans certains arrondissements de Paris ou villes de banlieue qui concentrent une forte population issue de l’immigration. Dans une démocratie qui devient parcellaire, on va essayer de ré­pon­dre à chaque parcelle. Cela pose question sur quelque chose de plus profond.

De quoi voulez-vous parler ?

Est-ce qu’aujourd’hui la France est capable de s’adresser à des citoyens, comme cela a été le cas auparavant ? Ou se dirige-t-on vers une société où, de plus en plus, on s’adresse à des groupes et non pas à des individus ?

J’ai assisté à un dîner de l’UMP dans le 13e arrondissement de Paris, où les responsables politiques s’adressaient à ce qu’ils considèrent être la communauté asiatique. J’ai pu entendre à ce dîner des phrases du type : « Vous, vous êtes intégrés, vous êtes libéraux, vous ne posez pas de problè­mes de sécurité. » Nous sommes là typiquement dans une logique d’opposition entre « communautés » où l’on va essayer de s’adresser à des leaders, un peu comme en Grande-Bretagne. On peut alors parler de volonté multiculturaliste, d’une construction par le haut dans laquelle on nie la question sociale. Car quand on essaie de s’adresser à une communauté, on ne voit plus les logiques normales à l’œuvre dans une démocratie. La question raciale ou ethnique tend à remplacer la question du lien social. Cela permet aux politiques d’éviter de prendre en considération des réali­tés transversales entre différents secteurs qui vivent les mêmes choses. Va naître un sentiment de « d’abord moi ou ma communauté ».

De même, lorsque certains promeuvent la diversité pour que les pro­b­lématiques des « minorités » soient mieux relayées. Là encore, on peut s’interroger : sommes-nous dans un modèle communautaire ou dans un modèle républicain qui fonctionne en termes de problèmes économiques et sociaux, avec un clivage politique gauche-droite ?

Enfin, à force de faire de l’identité une politique, est-ce qu’on ne finit pas par figer des identités qui demeurent pour l’instant virtuelles, floues, complexes, évolutives ? La focalisation autour de l’islam est symptomatique.

Pour revenir sur la stratégie de Nicolas Sarkozy en 2007, il faut mettre en parallèle ce discours sur la « diversité » et les nominations de Rama Yade, Rachida Dati et Fadela Amara – sur lesquelles il a beaucoup communiqué –, avec le choix, la même année, de créer un ministère de l’Identité nationale. D’un côté, on essayait de fixer des frontières à l’identité française, en stigmatisant l’Autre – même si ce n’est que d’un point de vue sémantique car on ne change pas le droit, fondement de la citoyenneté française –, et, de l’autre, on prétendait choisir qui, chez l’Autre, était intégrable. Nous ne sommes plus ici dans la logique républicaine qui consiste à dire qu’il n’y a pas de différence entre les ci­toyens. Nicolas Sarkozy portait clairement une vision multiculturelle et segmentée de la société.

On n’a donc pas encore banalisé le rapport à certains citoyens français. Le fait d’en avoir fait une seconde catégorie au niveau du langage ( « issus de la diversité » ) démontre qu’aujourd’hui encore, on n’arrive pas à considérer l’Autre comme un citoyen normal.

Peut-on alors, selon vous, favoriser l’émergence de personnalités politiques issues de l’immigra­tion sans faire dans la « diversité cosmétique » ?

Bien sûr. Si certaines personnes issues de l’immigration ont percé en politique en bénéficiant de parachutages, parfois en faisant de la diversité leur unique ressource, d’autres ont accédé à des hauts postes de responsabilité après avoir effectué un parcours militant et une carrière politique classiques. Je pense par exemple à Azzedine Taïbi, vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis et qui pourrait être le prochain maire de Stains.

Comment généraliser ce type de parcours ?

Il faut revoir la façon de faire de la politique en France. Tout d’abord, éviter le cumul des mandats. Il faut ensuite limiter les mandats dans le temps afin d’en finir avec certains élus qui s’accrochent à leur siège. Il faudrait aussi, au sein des partis, essayer de penser une représentation sociale incluant les couches de la population les plus défavorisées.

De même, certains militants qui ont l’étiquette « de la diversité » doivent sortir de ce jeu-là et travailler aux questions de fond qui concerne tout le monde et non pas une partie de la population. On ne construit pas une politique moderne sur l’identité mais sur d’autres enjeux.

Si, déjà, on évite les travers classiques de la politique, cela ne peut que favoriser l’apparition de la pluralité et, automatiquement, l’émergence des militants issus de l’immigration.

Enfin, on pourrait mener au sein des partis une réflexion sur leur mémoire. Notamment autour des questions liées à la colonisation et au rôle ou la position qu’ils ont eu pendant cette période. Non pas dans une logique de repentance mais de reconnaissance. Afin de rompre vraiment avec la question coloniale dans les imaginaires.

D’une manière plus générale, il faudrait une histoire de France plus inclusive : expliquer, par exemple, que la capitale de la France libre, pendant un temps, était Alger. Et que c’est de cette France-là que nous descendons aujourd’hui, et non pas de la France de Vichy qui envoyait des enfants juifs dans les camps. Rappeler aussi que le premier drapeau algérien a été cousu par une Française de l’Est de la France, Émilie Brusquant.

Avez-vous constaté des évolutions positives depuis 2008 et la parution de votre ouvrage ?

Oui. Au niveau local, on constate une progression. Les dernières élections législatives sont aussi un bon signe. Fait inédit, des personnes issues de l’immigration postcoloniale ont fait leur entrée à l’Assemblée nationale. Mais il faudra petit à petit se détacher du terme « diversité » et finir par considérer ces personnes comme des citoyens normaux.

(1) Discriminer pour mieux régner. Enquête sur la diversité dans les partis politiques (voir ci-dessous).
* El Yamine Soum est sociologue, chercheur à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il a publié en 2008 avec le politologue Vincent Geisser Discriminer pour mieux régner ( L’Atelier, 204 p., 18,80 € ), une enquête sur la diversité dans les partis politiques français. Il a également dirigé l’ouvrage La France que nous voulons, ( Éd. Les Points sur les i, 2012, 220 p., 19 € ), un essai posant des propositions pour irriguer le débat public, avec un regard jeune et « francoptimiste ».

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 12:24

L'Oncle Sam à la conquête des banlieues

Par Laurence Debril, publié le 24/06/2011

Quand Washington, par le biais de son ambassade à Paris, drague les leaders de la diversité et... les élites de demain.

 

En mars 2010, le public découvre le nom d'Ali Soumaré, candidat PS aux élections régionales, qualifié à tort par ses adversaires de "délinquant multirécidiviste". Ce responsable associatif, très engagé sur le terrain lors des émeutes à Villiers-le-Bel, est inconnu en France. Pas aux Etats-Unis. Identifié depuis plus de deux ans comme "jeune leader des quartiers issu de l'immigration", Ali Soumaré a déjà été reçu plusieurs fois à l'ambassade américaine à Paris. Il y a participé à des groupes de travail sur la manière de mener une campagne électorale, a été consulté sur divers sujets d'actualité, comme l'intégration. A chaque fois, on lui a déroulé le tapis rouge. "Mon propre parti, le PS, ne m'a jamais montré la moitié de l'intérêt que les Américains m'ont porté, raconte-t-il. Avec une certaine humilité, ils essaient vraiment de comprendre nos problématiques. C'est passionnant et extrêmement flatteur."  

Les Américains consacrent plus de moyens et plus d'efforts à l'intégration des populations d'origine étrangère 

Dès 1947, les Etats-Unis ont mis en place un programme d'échange afin de tisser des liens entre les élites de part et d'autre de l'Atlantique: en leur temps, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé en ont bénéficié. Tout comme des centaines d'étudiants, de professeurs, de chercheurs, d'artistes, d'intellectuels, de chefs d'entreprise... Mais près de dix ans après l'attentat contre le World Trade Center, le but de ces échanges a évolué: "Le 12 septembre 2001, nous avons fait le constat que, visiblement, certains musulmans ne nous aimaient pas, explique avec humour Paul Patin, porte-parole à l'ambassade. Il fallait jeter des ponts entre nos deux mondes, apprendre à nous connaître. On est plus prêt à coopérer avec quelqu'un que l'on apprécie, et en qui l'on a confiance." 

L'approche est évidemment pragmatique. "Les Américains font le pari d'une recomposition des élites vers plus de diversité, analyse Vincent Geisser, sociologue et chercheur spécialiste de l'islam. Ils sont dans une logique prospective de long terme : qui est suscep- tible de peser en 2030?" 

Almamy Kanouté, militant associatif et à la tête d'une liste indépendante à Fresnes, est rentré le 6 mai dernier de trois semaines de périple à travers les Etats-Unis. Nom du programme: "Gestion de la diversité ethnique". "C'était intensif, nous avons enchaîné les réunions, les visites, raconte-t-il, conquis. J'en ai conclu que, si les Américains n'ont pas forcément toujours mieux réussi l'intégration des populations d'origine étrangère que les Français, ils y consacrent plus de moyens et plus d'efforts. Là-bas, je me suis senti compris: ici, on me taxe d'extrémiste communautaire. Eux, au moins, ne nous jugent pas." En voici un auprès duquel le message est bien passé.

 

L'express.fr 


 

 

En juin 2010 le journal Le Monde publiais un article sur le même sujet que je vous invite à lire, aujourd'hui c'est L'express, qui sera le prochain l'année prochaine??

En attendant 2030 j'invite les acteurs associatifs et politiques "natif" de la diversité à s'organiser eux-même. En effet la presse traditionnelle française fait peu de place dans ces colonnes concernant ces questions...

 

Heureusement que les américains sont pour faire parler de Nous(voilà)!

Les USA, le pays des quotas qui nous donne un cours de "gestion de la diversité" lol. Néanmoins il ont fait fort les Amerloques en 60 ans ils sont passé de l'apartheid à Obama!

En France c'est plutôt la gestions des "fichiers", des religions, du mépris voire de l'ingratitude.

Mais ceci explique cela je m'explique en saluant Mohamed Amiri et son essai

"A la hauteur du mépris" cent pages sans concession sur la laïcité et les musulmans et qui est avant tout un cri du coeur, qui à mon sens explique aussi le vide politique de la dite "diversité".

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Mohamed AMIRI
Journaliste d'origine franco algérienne, Mohamed porte un regard mitigé sur la rencontre Occident monde musulman. Et c'est ce déchirement qui pose l'Occident face à un miroir littéralement traversé par ses propres fantômes : le sectarisme, le fondamentalisme, l'arrogance, tous ces jugements de valeur qui font de l'humain un otage à éliminer s'il n'entre pas dans les formes d'apparence ou normes voulues par son dominant.


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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 20:54

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Selon Le Parisien, la FFF veut sanctionner voire virer Mohammed BELKACEMI pour avoir dénoncé les "magouilles ou plutôt les quotas" ethniques de la fédération.
Lilian Thuram s'exprime sur France 2 au journal de 20h et... ZIDANE ? Sert-il de caution au Réal Madrid ?
 

Entendra-t-on un jour M. Zidane ? Faut croire qu'il préfère (encore) garder ses CONTRATS mais  bon après tout il n'est pas le seul...

Les stars du ballon rond doivent-elles s'exprimer pour défendre la "diversité" ?? Mais au fait, qui la défend (lol) ?

Je pense que l'on se doit de mouiller sa chemise parfois quitte à perdre un peu de monnaie ! 

 LE SPORT et particulièrement le football devient parfois le prolongement de la "guerre". C'était  à mon sens une des rares activités dans les sociétés ou l'on pouvait évoluer sans (trop) de discrimination.

L'équipe de France de foot et les autres doivent-elles être représentatives de la population ?

 

Qu'est ce qui fait qu'un jour des joueurs se retrouvent en équipe nationale ?

On va donc dire dans quelques temps à des enfants de 12 /13 ans:

" toi tu es noir donc plus de place, toi tu es arabe, il en faut toujours un et on en a déjà un et il s'appelle zizou !!"

 

Toute l'Europe à peur de l'envahisseur arabe ou noir.

La République est mal menée, bafouée, agressée, pour ne pas dire violée.

A bon entendeur soutenons Mohammed

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 12:53

Washington à la conquête du "9-3"

L'inauguration d'une fresque murale géante à Villiers-le-Bel. Un déplacement à La Courneuve pour rencontrer des jeunes. Une rencontre à Bondy avec une star hollywoodienne. L'ambassadeur des Etats-Unis en France, Charles Rivkin, multiplie depuis un an les actions en direction des banlieues sensibles. Mais ces opérations symboliques et médiatiques masquent l'ampleur du travail de réseau effectué en France ces dernières années pour identifier les élites des quartiers et des minorités ethniques.

L'ambassade américaine s'est en effet constitué un carnet d'adresses exceptionnel - aujourd'hui le plus complet, le plus pertinent, le plus actualisé sur les banlieues françaises. Au point que ni les partis politiques ou les associations, ni le monde intellectuel ou médiatique - toujours très frileux sur les questions de diversité - ne rivalisent avec le réseau de l'ambassade américaine.

Des dizaines de responsables associatifs, d'éducateurs, d'élus locaux de droite comme de gauche, d'artistes, de jeunes chercheurs ont ainsi été identifiés comme de futures élites de la société française. "C'est fascinant : chaque fois que je rencontre quelqu'un de brillant, il est déjà en contact avec l'ambassade", témoigne Ahmed El-Keiy, 43 ans, présentateur d'un talk-show sur France Ô et un des meilleurs connaisseurs des réseaux de la diversité.

Les plus prometteurs se voient proposer des séjours de deux à trois semaines aux Etats-Unis pour approfondir leurs réflexions sur leurs sujets d'intérêt (Le Monde du 6 mai). Un programme de "visiteurs internationaux" que l'ambassade destinait autrefois aux filières traditionnelles les plus élitistes. Des figures comme Nicolas Sarkozy ou François Fillon ont ainsi bénéficié de ces dispositifs lorsqu'ils étaient trentenaires.

Depuis le 11 septembre 2001, les Américains ont en partie réorienté leur stratégie d'influence vers les leaders musulmans des pays occidentaux. Une démarche renforcée par l'élection de Barack Obama. "Notre volonté est d'identifier les futurs leaders français, ceux qui pourront émerger, ceux qui seront amenés à prendre des responsabilités", explique Lora Berg, attachée culturelle de l'ambassade. "Les Américains misent sur un changement socio-démographique en France, complète le chercheur Vincent Geisser, 42 ans, spécialiste de l'islam, parti aux Etats-Unis fin 2009. Ils font le calcul que les élites françaises, aujourd'hui âgées et blanches, vont forcément évoluer, et identifient ceux qui, aujourd'hui en périphérie du système, pourront être demain des leaders."

Loin des fantasmes sur la toute-puissance américaine, le travail de repérage est effectué par une employée française de l'ambassade, Randiane Peccoud, 53 ans, chargée de la société civile ; une méthode simple mais efficace, un travail de veille, la participation à des dizaines de rencontres et le bouche-à-oreille pour savoir qui fait quoi et qui est intéressant.

"C'est simple, Randiane connaît tout le monde", s'émerveille Bruno Laforestrie, directeur de la radio Générations 88.2. "Le Who's Who de la diversité en France, c'est elle qui le tient", glisse Fayçal Douhane, membre du bureau national du PS, parti aux Etats-Unis il y a deux ans. "Ils ne cherchent pas des leaders médiatiques, mais des gens qui agissent, qui sont acteurs, qui produisent quelque chose", relève El-Yamine Soum, 31 ans, sociologue, impliqué dans le réseau de l'ambassade. "Je n'ai jamais vu un réseau pareil", témoigne Ali Zahi, adjoint au maire de Bondy, invité aux Etats-Unis après les émeutes de l'automne 2005.

Le décalage entre l'activisme américain et la frilosité française est perçu douloureusement. Comme un indice supplémentaire du désintérêt de la société française. "L'ambassade avance sur un territoire vierge qu'aucune institution ne cherche à travailler", note Antoine Menuisier, rédacteur en chef du "Bondy Blog". "Nous sommes identifiés par un autre pays comme un leader potentiel, alors que nous ne sommes pas reconnus ici", ajoute Rokhaya Diallo, 32 ans, présidente des Indivisibles, de retour des Etats-Unis. "Aux Etats-Unis, on nous considère comme un espoir, comme un acteur potentiel de la France de demain", se réjouit Reda Didi, 34 ans, consultant en ressources humaines, président de Graines de France, un groupe de réflexion sur les quartiers.

Même analyse de la part de Majid El-Jarroudi, jeune patron de 33 ans, invité aux Etats-Unis pour un sommet économique : "Ce qui est troublant, c'est qu'on a plus d'écho auprès du gouvernement américain que vis-à-vis des institutions françaises." L'autre surprise vient du pragmatisme absolu dans les stratégies de détection.

"Leur force, c'est qu'ils mettent tout le monde sur le même pied. Ils ne sont pas dans une logique d'étiquette, comme nous Français, mais dans une logique d'action : qui agit ? Qui propose ? Qui innove ? Et pas : Quel est ton diplôme ? Où tu as fait tes études ? Qui est ton père ?", résume l'humoriste Yassine Belattar, un des piliers des réseaux de la diversité en France.

Luc Bronner

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/06/05/washington-a-la-conquete-du-9-3_1368266_3224.html


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Williams BURNS

inconnu

 

Dans le cadre du programme comment se "constituer une base" j'ai été invité à participer à des reunions avec des représentants de l'Ambassade Américaine et même dedans !!! j'en profites pour saluer tous mes amis qui se reconnaitrons  

J'avais apprecié les propos de W.BURNS Député  et auteur de certains discours de B.OBAMA, qui disait en résumé qu'il fallait se "battre" en politique.

Les américains seront ils les "sauveurs" de la "Diversité" française?

A votre avis si je demande au Président des Etats Unis d'Amérique de faire une photo à mes cotés et de me soutenir dans un tract pour les prochaines élections du Conseil Général vous pensez qu'il dirait "yes we can".

Moi j'y crois pas trop mais bon l'espoir fait vivre, pourtant cela serait un vrai coup de main pour ces acteurs de terrain dont je suis.

Seulement POUR FAIRE DE LA POLITIQUE IL FAUT DU TEMPS ET DE L'ARGENT!!!

Le temps ça peut se trouver mais pour l'argent, ça c'est un autre frein à l'engagement...La diversité est elle prête à mettre de sa poche?

Est ce que la mentalité des élites françaises peut s'adapter à celle des américains?

Je ne le crois pas tout du moins pour l'instant.

Comment vont penser et réagir les partis politiques français?

Espérons que ces initiatives ouvrent enfin les portes, parceque au niveau de la diversité en France on est bien servi.

Entre le plan désespoire banlieue ( il faut sauver le soldat AMARA) et le coup médiatique de Ramatoulaye YADE sur le prix de la chambre des joueurs français en Afrique du Sud ça vole pas haut. SURTOUT QU'ELLE SAIT BIEN que le frais sont pris en charge par la FIFA. Elle ferait mieux de s'occuper du dopage dans le foot par exemple...


République Nous Voila... mais pas tout de suite!

 

 

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 18:53

Les Régionales 2010 et la diversité gadget

Par El Yamine Soum*

Les élections régionales de mars 2010 sont de nouveau l'occasion d'un débat autour de la question de la diversité, débat qui aboutira finalement au constat du déficit de représentation parmi les personnes élues au soir du deuxième tour.

Cet état d’esprit confirme une tendance déjà observée lors de précédents scrutins électoraux. Il est ainsi de bon ton de parler de diversité pour « communiquer », mais les réelles transformations de nos instances de représentations politiques ne sont pas intervenues : un état de fait que nous pourrions qualifier de « diversité cosmétique », cette situation ne modifiant en rien les rapports politiques ni les rapports au politique et qui repose sur de profondes contradictions.

D'un côté, un fort engouement pour la « diversité » − notion floue qui désigne de manière chuchotée les Français issus des migrations africaines et des DOM, partiellement encouragée par la victoire de Barack Obama outre-Atlantique − est affiché par les partis politiques français.

De l'autre côté, certains, au sein de ces mêmes partis, dénoncent les statistiques ethniques ou encore la « discrimination positive ». D'autres encore se bornent à rappeler les principes constitutionnels d'unité et d'indivisibilité de la République, sans nécessairement en tirer toutes les conséquences au sein de leurs propres instances politiques puisque discriminant parfois, et stigmatisant souvent, ces mêmes Français héritiers des migrations.

Souvent figures invisibles dans les espaces décisionnels, les Français « labellisés diversité » risquent donc d’être encore sous-représentés lors de ce scrutin régional.

Évoquer à tout-va et avec amalgame(s) la diversité, les banlieues et l’islam pollue indéniablement l’espace médiatique par des sujets qui, s’ils sont importants, ne sauraient être un moyen de masquer des problématiques plus fondamentales. Cette stratégie de diversion accentue la crise de confiance de nos concitoyens envers les institutions.

En somme, pour ce scrutin, nous aurons davantage entendu parler de voile intégral et d'identité nationale que de véritables questions de fond, notamment économiques et écologiques. Les compétences des conseils régionaux tenant au développement économique, à l’éducation, à la formation professionnelle et à la culture, à la santé ou encore à l’aménagement du territoire auront donc été reléguées au second plan.

Les véritables perdants de cette situation sont les citoyens eux-mêmes et, au fond, l’intérêt général. Notre pays apparaît comme divisé, alors que, au quotidien, l’ensemble de la population partage globalement les mêmes difficultés, les mêmes besoins et les mêmes doléances.

Ce sentiment de diversion en politique pourrait conforter le vote pour les extrêmes, mais aussi pour les listes alternatives, plus proches de la société civile dans leurs propositions et dans leur composition que les grands partis.

La vie politique hexagonale est de plus en plus dominée par l’image, le marketing et surtout l’émotionnel. Le paradoxe apparent dans notre République est bien une défiance plus grande des citoyens à l’égard de la politique − défiance marquée par un fort taux d’abstentionnisme − qui contraste avec des formes de politisation périphérique et des signes particulièrement forts de dynamisme civique.

Les mobilisations sociales, les échanges sur les blogs, ou encore certaines « révoltes » montrent bien que la France reste une société largement militante. L’impératif de diversité peut participer de ce mouvement et permettrait une ouverture qui ne se cantonnerait pas aux seuls Arabes et Noirs comme potentiels gadgets jetables après chaque élection.

Les élus qui s’amusent de ces sujets de manière à éluder les véritables enjeux pourraient, lors du scrutin régional, être sanctionnés : aux urnes, citoyens !


* El Yamine Soum est co-auteur, avec Vincent Geisser, de Discriminer pour mieux régner. Enquête sur la diversité dans les partis politiques (Éd. de l’Atelier, 2008).

saphirnews.com

carte electeur-copie-1
Tout est dit ou presque.

Qui a dit? : " Les français sont des veaux"

La diversité cosmétique: "Parce qu'on le veau bien"


Et qui a dit: "Exister c'est exister politiquement" ?
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 18:46

De la diversité à l'identité, le virage de Nicolas Sarkozy, par Philippe Bernard

LE MONDE | 20.01.10 | 13h39  •  Mis à jour le 21.01.10

L'"identité nationale" est une réalité lentement façonnée au fil des ans, des siècles, au gré de l'histoire sociale et politique du pays et notamment des migrations qu'il accueille. Rien à voir avec le rythme endiablé avec lequel l'exécutif français actuel instrumentalise les ingrédients du "vivre ensemble", émet des messages contradictoires et fait se succéder des séquences incohérentes, au risque de compromettre ce fragile équilibre.

Qui s'en souvient ? Il y a quelques mois, la France était plongée, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, dans un débat sur les "statistiques ethniques" et la "discrimination positive". A l'époque, il s'agissait de faire évoluer la tradition républicaine d'indifférence aux origines et à la couleur de peau, dans l'intention affichée de mieux lutter contre les discriminations. M. Sarkozy disait alors vouloir réhabiliter les "minorités visibles". "La France doit relever le défi du métissage que nous adresse le XXIe siècle", déclarait-il. Volonté de promouvoir une nouvelle idée de l'égalité ? Fascination pour le modèle américain et récupération de l'Obamania ? Clin d'oeil aux nouveaux électeurs issus de l'immigration ? L'ardeur présidentielle à défendre le respect de "la diversité" était telle qu'il souhaitait même l'inclure dans la Constitution.

En ces temps pas si anciens, Yazid Sabeg, nouveau "commissaire à la diversité et à l'égalité des chances", affirmait que la France était "sur la voie de l'apartheid", et prônait une loi destinée à autoriser le recueil de données sur les origines. Fort controversée, cette perspective fut abandonnée en mai 2009. Mais le comité chargé par M. Sabeg de proposer des outils concrets de "mesure de la diversité" a poursuivi son travail, annonçant son rapport pour juin. Sept mois plus tard, ce document rédigé sous la direction de François Héran, ancien directeur de l'Institut national d'études démographiques (INED) n'a toujours pas été publié.

C'est qu'entre-temps le vent politique a tourné. Au moment même où, cet automne, le chef de l'Etat était censé tirer les conclusions de cette vaste réflexion, il chargeait Eric Besson de regarder le pays au fond de son identité nationale. On connaît la suite : une petite musique quotidienne qui suggère à l'opinion que la France n'est plus ce qu'elle était depuis que des immigrés, parfois des musulmans, y font souche.

Cette fois, plus question de promouvoir une France métissée, mais de s'en inquiéter. Plus question de lutter contre les discriminations mais de montrer du doigt ceux qui font tache. Après avoir craqué l'allumette des "statistiques ethniques", M. Sarkozy joue les pompiers pour recoudre une identité nationale menacée.

Pourquoi, au risque de semer la confusion, le président de la République a-t-il si radicalement changé d'option ? Le rapport de Simone Veil qui, en décembre 2008, refusait la reconnaissance des différences ethniques dans la sphère publique et a fortiori dans le préambule de la Constitution ne semblait pas l'avoir ébranlé : M. Sarkozy y avait répondu par un pied de nez en nommant sur-le-champ M. Sabeg.

Les incertitudes politiques et la crise économique ont probablement eu raison des convictions du chef de l'Etat. Avec un chômage galopant et des élections régionales difficiles en perspective, il n'était plus question d'entonner un discours susceptible d'être perçu comme favorable à la promotion, y compris dans l'emploi, des personnes issues de l'immigration.

Le message subliminal de l'"identité nationale" - celui de l'hostilité envers les allogènes - est supposé plus rassurant pour l'électeur. De fait, conjugué à la polémique sur la burqa, il s'avère efficace pour reléguer au second plan les difficultés économiques. Les polémiques suscitées par Eric Besson et Jean-François Copé occupent nettement plus de place dans les médias que les 450 000 chômeurs supplémentaires enregistrés en France en 2009.

La ficelle a déjà servi. En 1932, en pleine dépression économique et vague xénophobe, une loi permit la fixation de quotas d'étrangers dans les entreprises. Dans les années suivant le choc pétrolier de 1973, le thème du remplacement des immigrés maghrébins par des Français était un refrain gouvernemental que le Front national a su ensuite exploiter.

Surprise : ce ressort-là semble aujourd'hui grippé. Le débat sur l'identité nationale intervient alors que les Français ont d'autres soucis. La "perte de l'identité nationale" n'arrive qu'en 11e"craintes pour la société française" exprimées dans un sondage CSA de novembre 2008 confirmé en novembre 2009 position parmi les par une enquête inédite. Ce travail, réalisé depuis vingt ans pour la Commission nationale des droits de l'homme, reflète une acceptation relative mais croissante de la diversité française.

Ainsi, 60 % des personnes interrogées en 2000 estimaient qu'il y avait "trop d'immigrés" en France ; ils ne sont plus "que" 39 % aujourd'hui. De même, 73 % des Français considèrent les immigrés comme "une source d'enrichissement culturel ", alors qu'ils n'étaient que 42 % en 1992.

Loin des clichés exploités par le ministre de l'immigration et de l'identité nationale, tout se passe comme si les Français avaient développé une certaine résistance à la manipulation de l'ethnicité et du sentiment national.


Philippe Bernard (Service International)


Vous avez (bien) tout lu?  il y a trop choses à dire.

Je n'en dirais qu'une!

MERCI à Philipe Bernard.


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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 19:39

Faudel et son soutien à Sarkozy: "J'étais l'Arabe de service"

Vous vous souvenez, le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy, place de la Concorde?

Autour du nouveau précisent de la République, il y avait foule.

Tout le monde se souvient de ces artistes qui fêtaient la victoire de Nicolas Sarkozy: Enrico Macias, Mireille Mathieu, Doc Gyneco, Gilbert Montagné... Faudel.

Faudel qui devait payer cher son soutien au chef de l'Etat.

Les images du « petit prince du raï » copieusement sifflé lors de la fête de la Musique sont encore dans les mémoires.

Puis le chanteur est parti à la dérive: dépression, tentative de suicide, séjour en hôpital psychiatrique.

Faudel semble remonter la pente.

Il sort un nouveau CD, plus traditionnel.

Un retour aux sources avec ce « Bled Memory » composé de chansons traditionnelles du Maghreb chantées en arabe.

Dans le Parisien, Faudel confie que son soutien à Nicolas Sarkozy était pour « un ami et un certain nombre d'idées ».

Oui mais voilà, à cette époque Faudel avait « cru au Père Noël ».

« Le discours sur la diversité me séduisait. On était en plein débat sur la discrimination au travail, les CV anonymes. Il y avait des gens de couleur au gouvernement, comme Rachida Dati et Rama Yade » explique le chanteur.

Tout en ajoutant:

« Mais après, tu compares les discours et les actes ». Et là, j'ai l'impression que l'on m'avait pris pour un bon client, symbole de réussite, issu de l'immigration d'un quartier populaire ». J'étais l'Arabe de service ».

Et Faudel d'enfoncer le clou:

« On voulait combattre l'intégration et on est en plein débat sur l'identité nationale pour masquer les vrais problèmes comme la précarité... Ce que je vois, c'est que mon père, qui était ouvrier chez Renault, a connu l'époque où les immigrés rasaient les murs, alors que c'est eux qui ont construit les routes. Or, ce débat semble dire à ces gens venus travailler, s'intégrer qu'ils n'aiment pas la France. C'est inadmissible ».

Faudel avoue dans cet entretien qu'il n'a plus jamais revu Nicolas Sarkozy depuis ce fameux concert de la Concorde...

lepost.fr


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La "rédemption" de Faudel n'a pas été tellement médiatisée ! Contrairement à son soutien !

Hé oui les "Auvergnats", les orientaux sont des affectifs, voire naifs. Ils croient toujours au Père Noel ! Et aux partis politiques.

Je tiens à rassurer Faudel: 54% des Français ont cru :

-Au travailler plus pour gagner plus,

-Qu'on allait nettoyer les cités,

-Réformer la justice

-Réduire les déficits

-A la méritocratie (affaire EPAD, Henri Proglio, le nouveau patron d’EDF)

etc etc...

 
On peut se demander si toutes ces stars/vedettes qui ont soutenu N.SARKOZY et l'PMU ont déprimé ?

Combien sont revenues s'installer en France comme un certain Johnny Hallyday suite au bouclier fiscal ?

A l'époque j'avais trouvé courageux qu'une vedette dite de la diversité prenne une position politique, parie sur un poulain... quel qu'il soit.

Contrairement à un Zidane ou autres qui se taisent et brassent les contrats.

Pour ma part ce qui m'a touché à été la tentative de suicide de Faudel.

Aujourd'hui le petit Prince du Rai fait un retour aux sources.

Je traduis cela par:

FAUT IL FAIRE DU COMMUNAUTARISME POUR SORTIR DE LA "GHETTOISATION"?

 

 

Le collectif RNV ne t'en veut pas et acceptera même ton soutien si ça peut t'aider à remonter la pente...

 

 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 20:30

Aider les boursiers pour les concours, ça marche


Faut-il 30% de boursiers dans les grandes écoles ? Non, répond la Conférence des grandes écoles (CGE), car les quotas pourraient impliquer une baisse du niveau des diplômés. Un argument qui n'a rien d'évident et qui revient sur la table à chaque fois qu'il est question de quotas.

La vraie question est celle de l'égalité des chances face aux concours. Les épreuves favorisent les candidats issus de milieux aisés, à la fois parce qu'ils connaissent les codes culturels utilisés dans les concours et également parce qu'ils peuvent se préparer de manière spécifique en suivant des préparations souvent très chères. Le jeu est donc biaisé dès le départ.

la suite sur: rue89


Souvenez vous de la carte scolaire j'avais fait un "article" à ce sujet...Une fois de plus la volonté de casser les "guettos" (de riches cette fois) n'est pas au rendez vous.

Je vous invite à découvrir les propos de R.DESCOING directeur de Sciences Po à ce sujet:


"On sait depuis vingt ans", indique-t-il, "que n’accèdent aux grandes écoles que les enfants très intelligents, très travailleurs mais qui viennent des meilleures familles. C’est bien qu’ils soient pris par les grandes écoles, mais c’est anormal que les enfants qui viennent des familles populaires et des classes moyennes n’aient, de fait, plus accès aux grandes écoles, alors que l’histoire de la République, en France, c’est l’histoire de la transformation de la société grâce à l’élitisme scolaire, au fait que les meilleurs sont pris dans les meilleurs écoles."

"L’élitisme français, qui était un bon élitisme professionnel, est devenu un élitisme social (...) Car, aujourd’hui, pour réussir les concours des grandes écoles, non seulement, il faut aller à l’école et bien travailler, mais il faut prendre des tas de petits cours à la maison, il faut aller dans des entreprises de soutien scolaire à côté de la maison... Le nombre des reçus dans les écoles n’a pas augmenté depuis cent ans, alors que le nombre de bacheliers, en France, a été multiplié par 100. Donc, il y a une sorte de ’recroquevillement’ social des futures élites professionnelles, et c’est cela qui n’est pas acceptable", estime notre invité.

"Il y a plein de lycées où il ya de très bons élèves, formés par de très bons professeurs, qui réussissent très bien leur bac ; mais on ne va jamais les voir en disant : ’Pourquoi n’essayez-vous pas de passer le concours ?’. Ou plus exactement, on va faire semblant de les mettre à égalité, et en fait, les uns sont dopés à la préparation et au soutien scolaire quand les autres arrivent juste avec leurs forces. Et bien quand vous avez, d’un côté, des gens qui sont dopés par des préparations privées, et puis, les autres qui arrivent simplement en ayant suivi la classe au lycée, ils ne sont pas sur la même ligne de départ."

"Le concours est un truc qui a été très bien au XIXe siècle" mais "il y a d’autres méthodes pour sélectionner, et surtout, il faut d’abord former. C’est cela qui compte, et non d’abord sélectionner". Car, souligne Richard Descoings, "quand on a 20 ans, on est peut-être un très bon élève, mais on a encore rien dit, rien vu, rien prouvé". 

 

Vous avez raison, Messieurs les élites, continuez à vous reproduire entre vous et un jour naitra une génération de tarée ... Si ce n'est pas déja le cas.

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 19:26

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Kheireddine DJEDOUI, conseiller municipal à Asnières du groupe “Asnières en marche” présidé par Marie-Dominique AESCHLIMANN répond aux questions d’AsnièresAvenir sur l’identité nationale.

 

AsnièresAvenir : Qu’est-ce-qu’ont ressenti les Asniérois de confession musulmane après le vote suisse sur les minarets ?

Kheireddine DJEDOUI : Nous sommes en plein période des fêtes, et je tiens tout d’abord à souhaiter une bonne année de l’Hégire 1431, un joyeux Noël et une bonne fête de Hanouka. Je présente mes meilleurs voeux pour la nouvelle année 2010 à tous les Asniérois, qu’elle soit une année de bonheur et de croissance pour notre pays. 
A l’instar de la population française, je pense que les Asniérois de confessions musulmanes sont partagés sur le résultat du vote suisse.

AsnièresAvenir : De manière plus générale, comment percevez-vous l’ambiance autour de la mosquée d’Asnières ?

Kheireddine DJEDOUI : Grâce au travail effectué durant des années par les représentants des différentes associations oeuvrant dans tous les quartiers d’Asnières ,une relation de solidarité et de confiance s’est installée entre tous nos concitoyens. Je peux vous affirmer qu’à Asnières-sur-Seine, la culture du vivre ensemble a fait beaucoup de chemin et a inspiré d’autres villes de France.

 AsnièresAvenir :  Quel est le sentiment des Asniérois de confession musulmane vis-à-vis du débat sur l’identité nationale ?

Kheireddine DJEDOUI : Les Français de confessions musulmanes que j’ai croisés souhaitent que le débat sur l’identité nationale soit un débat noble, autour des symboles et de valeurs tels que le drapeau, la patrie, la langue, l’unité nationale, l’hymne nationale, la laïcité, la démocratie, la liberté, l’égalité, la fraternité, la place de la France dans l’ Europe et dans le monde …

 

A lire sur : asnieresavenir.fr


Mr DJEDOUI est conseiller municipal à Asnières du groupe UMP “Asnières en marche” présidé par Marie-Dominique AESCHLIMANN dont acte.

Je félicite le courage de Mr Djedoui de prendre position et de défendre la politique actuelle de Besson,Hortefeux...Morano...

Toutefois, j'aurais aimé que Mr Djedoui prenne position sur :

-l'expulsion de la famille HADDAOUI.

-la date de la fin de la construction de la Mosquée dont La pose de la première pierre a eu lieu, lundi 11 octobre 2004, en présence de Nicolas Sarkozy et de bon nombre d'élus des Hauts-de-Seine.

-l'affaire des fichiers éthniques.


Je vous laisse à votre propre opinion sur le contenu de cette "interview"

Quant à moi, les arabes et musulmans que je rencontre sont écoeurés de cette instrumentalisation des populations d'origines magrébhine et africaine et d'être le marche pied des partis politiques POUR SE FAIRE ELIRE.

Mais c'est l'arabe qui cache la foret, j'oubliais il en faut toujours un!!!

Au fait combien y a t-il d'auvergnat au sein de l'UMP d'Asnières ???

Ce qui est étonnant est que Mr Djedoui s'exprime sur le site d'un illustre inconnu.

Mais pourquoi ne le fait il pas sur les sites des AESCHLIMANN ou sur le site de l'ump???

J'ai une réponse, demandez la moi!

A bon entendeur...Salam

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 07:03

Des élections régionales inégales et monocolores

Les listes du Parti socialiste aux élections régionales sont à peine finalisées ; celles des Verts, de l'UMP et du MoDem sont encore en cours d'élaboration. Mais on peut déjà tirer un premier enseignement du scrutin de mars 2010, un profil écrasant des futurs conseillers régionaux : ils seront blancs, comme les représentants français envoyés au Parlement européen en 2009, et les députés élus à l'Assemblée nationale, en 2007. A quelques exceptions près, bien sûr. Pour l'affichage.

 

Les Français originaires des Antilles, du Maghreb ou de l'Afrique noire peinent à faire valoir leur candidature dans les partis, sacrifiés sur l'autel des courants et autres motions. Il n'existe pas de chiffres pour étayer ce constat : le comptage ethnique est proscrit. Mais l'inégalité de la représentation saute aux yeux. Même en Ile-de-France, PACA, Rhône-Alpes ou Midi-Pyrénées, ces vieilles terres d'immigration, les assemblées régionales seront presque monocolores, comme un pâle reflet du dehors, des rues de Paris, Marseille, Lyon ou Toulouse.

 

[...]

 

Devant tant d'inertie, l'impatience est grande. Les arguments des déçus sont identiques, à droite et à gauche. "S'il n'existe pas de perspective pour les minorités, nous allons vers des moments difficiles, prévient George Pau-Langevin, députée (PS) de Paris. Les jeunes doivent pouvoir se reconnaître dans l'idéal républicain." Ne se sentant pas représentée, visible, une frange grandissante de la population, notamment dans les banlieues, se réfugie dans l'absentéisme et pourrait, demain, se replier sur des listes communautaires.

Retrouver l'article entièrement sur le monde.fr


Bien, bien, bien vous dévinez déja ce que je vais écrire!

Faut il faire du communautarisme pour sortir du communautarisme?

Certains me reproche me le reproche. Qu'en pensez vous?

Encore une fois qui fait du communautarisme dans ce pays?

Les déçus de droite comme de gauche pourront toujours applaudir...

Dindes.gifLa diversité ou les dindons de la farce

A bon entendeur salut !!!

 

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RNV en musique.

Les musiques illustre parfois nos articles.