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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 12:35

17OCTOBRE 1961

 

Bariza Khiari, sénatrice socialiste de Paris et vice-présidente du Sénat, analyse le vote des Français de confession musulmane après le recul historique du PS aux élections municipales : « Entre abstention et listes dites citoyennes, il y a pour les citoyens musulmans un autre chemin : celui de notre République sociale et laïque, encore faut-il que nos dirigeants montrent la voie. Cela implique de redonner la primauté à la citoyenneté sur l’identité. Sur ces questions se jouent la crédibilité et la pérennité de notre modèle républicain. »

 

Il faut, sans fausse pudeur, analyser le recul historique des socialistes aux dernières élections municipales. C’est à l’aune de cet exercice de vérité qu’ils pourront démontrer que « le message a été entendu ». Les raisons de cette déroute sont multiples et, pour certaines, controversées. Une explication fait pourtant l’unanimité : l’électorat populaire, et notamment dans certains « quartiers », n’a pas voté, comme prévu, pour le parti socialiste.

Il y aurait donc eu un vote des quartiers, osons le dire un « vote musulman » ! Une note du Cevipof en 2011 puis une étude Ifop en 2013 ont tenté d’isoler le poids de la variable cultuelle dans le comportement électoral des musulmans : ce segment, qui constitue selon l’Ifop 5% des inscrits, et qui se caractérise par un sur-vote à gauche très important (34 points de plus que la moyenne nationale), « représente 1,5% du corps électoral... soit l’avance qui a permis à François Hollande de l’emporter » sur Nicolas Sarkozy. 

Plus récemment, la Fondation Jean Jaurès a consacré une note à ce segment électoral stratégique, notamment en Ile-de-France. Selon cette étude, les « musulmans de gauche » se singularisent idéologiquement par des valeurs conservatrices sur les questions de société, et, électoralement, par une plus forte propension à l’abstention. L’auteur, comme surpris de sa propre audace, prend soin de souligner le caractère « explosif » de cette révélation politique. Pourtant, l’étude du poids de la religion n’est pas une discipline nouvelle. Ce n’est donc pas tant la dimension confessionnelle qui effraie, mais bien sa dimension spécifiquement musulmane. 

Le 6 mai 2012, les Français de confession musulmane ont voté pour François Hollande en réaction à une décennie de stigmatisation (Kärcher, racaille, halal, burka). Le débat sur l’identité nationale, qui ne fut rien d’autre que l’expression d’une islamophobie d’Etat, a profondément perverti le concept du vivre-ensemble. L’immigré est devenu l’arabe, lui-même devenu musulman, forcément terroriste, incarnation de la nouvelle figure de l’Autre, inadmissible !

Les dernières saillies islamophobes de la droite (notamment la farce du pain au chocolat) ont conforté les stratèges socialistes dans l’idée que cet électorat leur était acquis. Mais, aux municipales, ces électeurs ont, par leur abstention massive ou leur report sur des listes dites « citoyennes », fait trébucher le PS jusque dans ses bastions traditionnels. Les messages des 23 et 30 mars expriment une double sanction : le sentiment d’avoir encore une fois été bernés et trahis et le rejet d’un agenda politique centré principalement sur les questions sociétales. 

A cet égard, Patrick Menucci, candidat du PS à Marseille, a déclaré que le « mariage pour tous » lui avait coûté beaucoup de voix, notamment dans la communauté musulmane. Ces propos sont partagés par d’autres élu-e-s défaits qui pointent les ABCD de l’égalité. Ces derniers n’ont pas été perçus comme visant à lutter contre les stéréotypes sexistes, mais comme des vecteurs de l’indifférenciation sexuelle. D’ailleurs, des candidats de droite ne se sont pas privés de jeter de l’huile sur le feu en distillant des contre-vérités sur le sujet, entamant ainsi gravement la confiance en notre école publique. 

La confiance dans l’école républicaine est pourtant essentielle. Elle doit rester le lieu de l’émancipation par le savoir et permettre la mise à distance de tous les endoctrinements. La défiance qu’elle suscite est d’autant plus inquiétante qu’un certain nombre de jeunes sont des proies faciles pour les officines fondamentalistes passées maîtres dans l’art d’exploiter leur désarroi. Leur habileté à « vendre » le référent religieux comme dernière échappatoire au sentiment d’injustice ouvre la voie au repli communautariste ou aux dérives sectaires, particulièrement par temps de crise et de racisme aujourd’hui décomplexé. 

Si le gouvernement, parallèlement à sa démarche volontariste en faveur du « mariage pour tous », avait su promouvoir avec la même énergie, à défaut du même succès, le « vote pour tous », les candidats socialistes auraient eu sur le terrain des arguments à faire valoir. Si le gouvernement, comme annoncé, avait réformé le Code d’entrée et de séjours des étrangers, ces électeurs auraient observé l’amélioration des conditions de vie de leurs proches. Si, lors de la primaire socialiste à Marseille, on avait salué la citoyenneté active des quartiers Nord au lieu de dénoncer au plus haut niveau de l’Etat un « vote communautaire », Marseille aurait pu revenir à la gauche. Si la gauche avait procédé à quelques nominations, même emblématiques, ces électeurs auraient eu le sentiment d’accéder, par procuration, à une reconnaissance et une dignité nouvelle.

C’est au cœur même du fonctionnement de l’Etat, réputé laïque et méritocratique, que l’ethnicisation des rapports sociaux est la plus inadmissible, et sans doute la plus forte. Notre élite politico-administrative, à force de consanguinité, est devenue un « grand corps malade ». L’arabe/musulman, ce mal aimé de la République, est l’objet d’un véritable tir de barrage dès lors qu’il s’agit de prétendre à occuper un poste à responsabilité.

L’élite des « issus de l’immigration », celle qui a cru en la promesse républicaine, est frappée d’ostracisme. Le message envoyé aux jeunes générations est catastrophique quand le regard porté sur ces élites, même lorsqu’elles sont issues de grandes écoles, les relègue encore trop souvent à une altérité indépassable. 

Au lieu de cela, nos responsables se sont contentés de quelques beaux discours, comme si le simple fait de se prévaloir de l’article 1er de notre Constitution valait solde de tout compte.

Faut-il rappeler que le « curseur » des musulmans, comme le reste de nos concitoyens, n’est pas bloqué autour de la seule variable cultuelle ? Ils sont pauvres ou nantis, chômeurs ou salariés, et soucieux de l’avenir de leurs enfants. La construction de l’identité politique se construit, sauf cécité intellectuelle, en tenant compte de l’ensemble des ingrédients notamment socio-économiques. 

L’inversion de la courbe du chômage et l’amélioration du pouvoir d’achat, promesses communes à tous et non réalisées, ont conduit une partie de nos concitoyens à l’abstention ou vers des listes d’extrême droite. L’électeur de confession musulmane à qui on avait promis, de surcroît,  l’encadrement des contrôles au faciès, le droit de vote aux élections locales, une politique visant à lutter contre les discriminations a été très vite habité par la conviction d’être, à plus d’un titre, le « dindon de la farce ». 

En vérité, le citoyen de confession musulmane éprouve à la fois le sentiment de servir de variable d’ajustement pour une gauche en mal d’électeurs, et de repoussoir pour une droite soucieuse de donner des gages à l’extrême-droite, sans pour autant quitter le convoi des premières victimes des tensions économiques. 

Le Parti socialiste a été sévèrement sanctionné pour ses renoncements successifs. Dès lors, il n’est pas interdit de penser qu’il ne pourra plus gagner d’autres élections nationales sans l’apport de cet électorat particulièrement sensible aux questions de justice sociale et d’égalité. Il faut passer des promesses aux actes. Des résultats tangibles en matière d’égalité réelle permettront et, il n’est pas trop tard, de dissoudre le facteur identitaire du vote.

Entre abstention et listes dites « citoyennes », il y a pour les citoyens musulmans un autre chemin : celui de notre République sociale et laïque, encore faut-il que nos dirigeants montrent la voie. Cela implique de parier sur les compétences en ignorant l’appartenance et de redonner la primauté à la citoyenneté sur l’identité. Sur ces questions se jouent la crédibilité et la pérennité de notre modèle républicain.

Bariza Khiari, sénatrice socialiste de Paris, vice-présidente du Sénat.


Je rejoins en grande parti l'analyse de Mme KHIARI.

Madame la Sénarice, pourquoi restez vous au PS ??

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 12:14

 

 

L’épidémie ne semble pas sur le point de s’arrêter. Hier, Thierry Le Gac a confirmé qu’il sera candidat aux municipales à Asnières. A la de son mouvement Réinventons Asnières, Thierry Le Gac, 38 ans, a été l’adjoint aux sports de Manuel Aeschlimann pendant son dernier mandat. Aujourd’hui, il part avec l’étiquette . Sa décision fait de lui le cinquième candidat à droite. Sa volonté de prendre la mairie, il l’avait déjà manifestée à l’automne. « Ce n’est pas une candidature fantaisiste. Je mène un gros travail de terrain et l’accueil est bon. Les gens veulent le retour de la droite mais pas celle d’avant et moi, je propose de faire de la politique autrement », martèle Thierry Le Gac.

Longtemps, il a eu sa carte de l’UMP avant d’en être suspendu il y a plus un an. « A la demande de Marie-Do Aeschlimann. A cause d’un désaccord sur les sénatoriales », précise-t-il. Celui qui fut candidat malheureux aux cantonales en 2011 n’a pas de mots assez durs contre son ancien patron, maire déchu et revanchard bien décidé à reprendre la mairie. Pour Thierry Le Gac, le problème n’est pas le foisonnement de postulants à droite mais celle de Manuel Aeschlimann : « Il a perdu toutes les dernières à Asnières. Pour lui, renoncer serait logique. Son retour aux affaires serait un retour dans le passé. Qu’il maintienne sa candidature, c’est offrir une nouvelle victoire à Sébastien Pietrasanta. » Un discours tenu, presque à la virgule près, par les autres candidats de droite hostiles à Manuel Aeschlimann.

Enfin, l’UDI, le centre de Jean-Louis Borloo, a annoncé que sa tête de liste sera Jean-Loup Dujardin, ancien de la Gauche moderne (la gauche de la droite sarkozyste) ou Pierre-Nicolas Burel, ex-Nouveau Centre.

Les autres candidats de droite sont pour l’instant Manuel Aeschlimann (UMP), le conseiller général Cyrille Dechénoix (lui aussi encarté à l’UMP) et Josiane Fischer, actuelle adjointe (DVD).

 

http://www.leparisien.fr/espace-premium/hauts-de-seine-92/et-de-cinq-a-droite-09-02-2013-2552349.php

 

A voir: les-guignols-le-groupe-a-fillon

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 12:32

af

Les relations entre la France et l'Algérie sont basées sur des paradoxes et des non-dits si caractéristiques des histoires de familles. Durant la visite de François Hollande, un tour d'horizon des défis pour les deux pays s'impose.

Pour commencer et au moment où les dettes publiques constituent la principale préoccupation de l'Union européenne, il n'est pas inintéressant de rappeler que l’invasion de l’Algérie était déjà liée à la dette contractée par la France après la révolution de 1789. Cette dette fut en effet l’objet de tensions entre la France et la régence d’Alger, tensions qui ont conduit à la prise d’Alger en 1830. Dans son ouvrage Main basse sur Alger, Pierre Péan estime que le but de Charles X était de s'approprier du trésor d'Alger, afin de soudoyer le corps électoral en France en se lançant dans une aventure qui va durer 132 ans et qui se prolonge aujourd'hui à travers de puissants liens économiques mais aussi humains, avec une présence importante des Algériens en France. Ce trésor est estimé par  Pierre Péan à 4 milliards d'euros.

De l'autre côté de la Méditerranée, la société algérienne est sclérosée par sa trop lente transition vers la démocratie et son manque d'initiatives et de vision de long terme en matière économique. Au-delà du développement des infrastructures qui a été initié, il est urgent aujourd’hui de relancer l’agriculture, de développer l’industrie du tourisme et surtout de créer des pôles d’innovations et de recherche dans le pays afin de faire monter en gamme et de diversifier l'économie algérienne afin de s'abstraire de toute dépendance vis-à-vis des cours mondiaux des matières premières. 

En raison de ses tensions avec le Maroc, de l'instabilité politique et militaire à la frontière sud avec le Mali, et plus largement le recul de sa présence sur la scène internationale, l'Algérie semble relativement isolée sur le plan géopolitique. Ce manque d'intégration régionale est problématique et risque de faire perdurer le manque de transformation politique qui est l'une des causes de l'incapacité algérienne à émerger plus rapidement. Au-delà de son manque d'ancrage régional, l’Algérie a également des difficultés à valoriser ses atouts: deuxième pays francophone au monde, elle ne figure pourtant pas parmi les membres de l'organisation internationale de la francophonie. 

Derrière cette inertie politique et ce conservatisme apparent, il se joue en Algérie une révolution silencieuse, notamment à travers la création de services de loisirs et le développement du travail féminin qui constitue un puissant levier de mutation économique et sociale. Les liens avec la diaspora algérienne, malgré leur manque de structuration, contribuent également au développement du pays et sont appelés à le faire encore davantage à l'avenir. 

En France, le débat sur la question algérienne se résume trop souvent à une volonté de parler de l’action positive en Algérie ou encore de dénoncer les violences et les crimes subis par les Européens. Ce traitement simpliste démontre la persistance d'un conservatisme et de tabous d’une partie des élites et de la société française qui peine à reconnaitre que l’Algérie fut la scène d’un apartheid politique qui, en conférant un statut juridique aux musulmans, trahissait les valeurs d’égalité républicaine.

En dépit des travaux menés par des associations, des intellectuels et des historiens pour comprendre ce passé douloureux, des élus continuent d’instrumentaliser la mémoire coloniale et la nostalgie de la France coloniale associée. A une époque où il faut être réactif face aux mutations contemporaines, la France gagnerait à solder les douleurs du passé à travers une reconnaissance formelle et institutionnelle des crimes coloniaux. Loin de constituer une repentance, vocable sarkozyste destiné à clore le débat, il s'agirait au contraire d'une preuve de maturité et de foi dans l'avenir des relations franco-algériennes. Ce serait en outre le moyen de mettre un terme définitif à l'instrumentalisation de cette question des deux côtés de la Méditerranée. En particulier, cela mettrait le pouvoir algérien face à ses responsabilités pour dessiner un avenir à une population jeune et désireuse de changement.

D’un point de vue économique, la France a intérêt à resserrer ses liens avec l'Afrique en empruntant une voie nouvelle où les bénéfices seraient partagés entre les deux Etats et profiteraient aux deux peuples. Alors que d’autres acteurs, notamment la Chine, sont de plus en plus actifs sur le continent africain, l'Algérie et l'ensemble des autres pays francophones peuvent offrir des débouchés importants pour l'économie française frappée par une crise qui perdure. Si l'année 2011 a été une année record pour les exportations françaises en Algérie, il reste encore du potentiel à exploiter.

Réciproquement, l'Algérie continuera d'être un fournisseur important de la France, en particulier sur le plan énergétique puisque plus de 15% du gaz consommé dans l'Hexagone provient d'Algérie et que la France ne semble pas prête à exploiter le gaz de schiste disponible dans son sous-sol. Grâce à ses importantes ressources en matières premières, l’Algérie bénéficie d’une manne financière qu'elle doit mettre à profit pour son développement économique et social. Sa capacité d'investissement peut également lui servir à prendre des participations dans des entreprises françaises qui pourraient être amenées à exporter leur savoir-faire en Algérie. De tels montages offriraient des débouchés à des entreprises françaises tout en rentabilisant les investissements algériens et en développant les savoir-faire des filières professionnelles locales.

Enfin, et toujours dans le cadre de ce partenariat privilégié, l'Algérie pourrait proposer à la France un emprunt à des taux d'intérêts préférentiels pour  alléger les charges de sa dette publique.

 

El Yamine Soum, sociologue et essayiste, est notamment l'auteur de « La France que nous voulons », Ed. les points sur les i

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 18:07

 

 

A défaut de vivre on peut toujours jouer ensemble c'est toujours un début...

 

 

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 12:49
"La sincérité ne dit que ce qu'on lui demande. La franchise dit souvent ce qu'on ne lui demande pas"
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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 13:07

 

lol.gif

 

Mes amis (et ennemis) voilà un moment que R.N.V n'a pas pris sa plume.

Certes un peu déçu par les dernières élections cantonales mais pas abattu le "combat" continu, d'ailleurs je l'avais analysé ici

Une fois encore et au vu de l'abstention massive on peut dire que le vote communautariste n'existe pas... encore. Passons!

Que d'événements depuis ces élections de mars 2011, que ce soit à Asnières en France ou dans le Monde.

J'ai bien eu envie de prendre la "parole" mais pour dire quoi à qui !!!lol

Quand on entend les propos des uns et des autres  il est parfois bon de se rappeler qu'il faut tourner sa langue sept fois avant de la ramener!

En fait c'est toujours du "réchauffé" qu'on l'on nous sert en définitif à une nuance pres dans l'affaire DSK un choc c'est passé dans la population j'ai l'impression que la poussière que l'on cache sous le tapis a fini par rendre allergique des pratiques entre journalistes et hommes politique. Tout comme pour le nucléaire ou dans certains pays on confie le contrôle de ces centrales à des opérateurs privés. A bon entendeur...

La folie boursière et ses spéculations continues de plus belle,tout comme la déforestation de l'Amazonie le poumon de notre planète!!!

On fait la guerre aux dictateurs mais pas à tous évidemment, difficile de s'attaquer à coca-cola et adidas.

En parlant de dictateur les serbes viennent de "livrer" MLADIC l'épurateur... après 15 ans et ben laden abandonné par les pakistanais après 10 ans...alors que le Monde les cherchaient activement sois disant. Mieux vaut tard que jamais, à moins que les négociations ai enfin abouti... à bon entendeur!
Plus anecdotique  la grossesse présidentielle, moi j'dis félicitation, ça fait toujours un ou une de plus pour payer les retraites!

J'ai souvent l'impression de vivre les évènements en décalé de vivre une farce ou d'entendre une blague, en fait le Monde est une immense "arnaque".

A croire que tout est dans l'être et le paraitre...

Enfin bref! En juin ça sera bien! il va y avoir pleins de fêtes, des brocantes, on va préparer les examens,les vacances, le début de l'été avec ces amourettes, les barbecue, les parties de pêches, l'appel du 18 et que sais je encore.

il y a aussi plein de colloques, séminaires, ateliers diverses et variées ou des vrais "gens" font travailler leurs méninges et apportent des nouvelles idées, solutions notamment sur les questions du "Vivre ensemble" qui en a bien besoin. D’ailleurs un jour j'aimerai bien savoir pourquoi on n'écoute si peu nos sociologues démographes, chercheurs, historien et que sais je encore.


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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 19:59
Laicite.jpg
A l'attention des citoyens qui aspirent à une réelle laïcité 
Stop aux viols de la laïcité par les élus !


Mohamed AMIRI, essayiste et auteur de « A la hauteur du mépris » (à paraitre)
Lotfi BENKHELIFA, militant associatif, élu de Vénissieux
Idir BOUMERTIT militant associatif, élu de Vénissieux
Jeff ARIAGNO, militant associatif, élu de Vénissieux
Christine DESFOSSEZ cadre retraité de FPT
Bernard VERMEZ militant associatif

La laïcité est redevenue un enjeu de controverses et de polémiques.
Ainsi, tout comme d’autres thèmes tel que l’identité, l’immigration ou l’insécurité, une partie de la classe politique fait un usage abusif et dilatoire de ces sujets qui finissent par polluer l’espace public sans répondre aux questions concrètes des français.
Mais les citoyens ne sont plus dupes de cette stratégie de diversion portée par une politique de « matraquage médiatique »

En assénant en permanence des messages avec une sémantique biaisée – diversité, discriminations positives, échec du multiculturalisme, financement des mosquées, etc – cette vision a fini par imposer dans l’imaginaire collectif français l’idée d’une menace intérieure ou d’une cinquième colonne.

C’est donc dans le registre de la diabolisation d’un certains nombre de nos concitoyens que s'inscrit une partie des élites politiques et médiatiques de notre pays.
C'est pourquoi nous souhaitons, en tant que citoyens, profiter de ce débat pour rappeler quelques règles qui découlent du principe de laïcité, outil avec lequel nous sommes en totale adéquation.

Henri Pena-Ruiz affirme avec justesse :

« Elle le fait en conjuguant la liberté de conscience, qui permet aux options
spirituelles de s'affirmer sans s'imposer, l'égalité de droits de tous les hommes
sans distinction d'option spirituelle, et la définition d'une loi commune à tous
visant le seul intérêt général, universellement partageable. »
Pour mémoire, la loi de 1905 affirme très clairement que « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».

Pourtant, des entorses à ces dispositions de la loi de 1905 ne cessent de s’exprimer.
Ainsi, nombreux sont les élus qui, dans un registre pour le moins schizophrène, utilisent la laïcité comme outil de communication tout en n'en respectant ni les fondements ni la philosophie.
Voici quelques exemples de champions du double discours, qui prônent en théorie une vision laïque et républicaine mais appliquant dans les faits des pratiques communautaristes :

Le député André Gérin, instigateur du débat sur le voile intégral (burqa), ancien maire de Vénissieux, a largement été l'un des promoteurs du communautarisme dans sa ville. Pour se maintenir au pouvoir et asseoir sa légitimité, il a ainsi créé un véritable laboratoire du clientélisme religieux en négociant avec des associations de jeunes musulmans, entre 1985 et 1995. (Selon l’ouvrage « Discriminer pour mieux régner, une enquête sur la diversité dans les partis politiques, Vincent Geisser et El Yamine Soum »)

Selon le site Médiapart, « A Paris, deux millions d'euros ont été versés à 14 crèches confessionnelles juives, dont certaines, d'obédience orthodoxe. A l'époque, peu de remous, sauf en interne au Conseil de Paris. Le PS, l’UMP et le NC ont voté pour ces subventions. Les élus PCF/PG ont voté contre et les Verts se sont abstenus ».

Selon Alexis Corbière, un élu de gauche, « une Eglise catholique a été financée par de l’argent public. Des travaux de 4,2 millions d’euros sur un total d’environ 6 millions, pris en charge par la Mairie des Lilas (93) pour construire une Eglise neuve de 800 m2 et un Centre paroissial de 620 m2, car l’ancienne église, qui datait de 1887, plus petite, était devenue « vétuste »

D’autres élus n’hésitent pas à instrumentaliser les appartenances religieuses, comme une ressource, alors qu’ils sont censés représenter la communauté nationale et ses intérêts.
Récemment, la création au sein de l’UMP de « l’union des français musulmans », qui n’est pas sans rappeler le second collège colonial, confirme la vision communautaire des certaines élites de notre pays.

Enfin, existe dans la lignée de Maurras un courant qui conduirait à la reconnaissance d'une identité exclusivement « Chrétienne » de l’Europe. Ce serait oublier ainsi le plein et entier processus d’émancipation de la religion en Europe ainsi que le changement historique, lent douloureux et parfois violent de compromis entre le religieux et le politique.

Victor Hugo affirmait avec clarté: « l'Etat chez lui, l'Église chez elle ».

Cette maxime est très étrangère à une partie de nos responsables politiques.

* Nous entendons donc réaffirmer à travers cette pétition le principe de laïcité et de neutralité de l'État vis-à-vis des religions.
* Nous refusons que les lieux de cultes fassent l’objet de quelque financement public qui soit.
* Nous pensons que les élus qui ne respectent pas les principes de la loi de 1905 sont en contradiction complète avec notre modèle républicain et qu’ils doivent de fait démissionner de leur fonction.
* Nous refusons toute manipulation autour du principe de laïcité.

* Nous dénoncerons les entraves aux règles qu'il implique et nous publierons toute information sur les cas dans lesquels des élus de la République refusent de respecter l'esprit et la lettre de la loi de 1905, en l’instrumentalisent à leur profit.

* Nous proposons la fin du concordat qui est un traitement différencié entre les citoyens. Nous ne pouvons plus penser la République comme « une et indivisible », laïque, démocratique et sociale et continuer à rémunérer dans certains départements des prêtres, des pasteurs et des rabbins.

Nous savons qu’en période de crise, il n’est rien de plus facile d’utiliser la haine, ou d’appliquer le fameux adage "diviser pour mieux régner".

Nous le récusons et exigeons des solutions sociales, économiques, à travers un discours d’ouverture qui favorise le vivre ensemble et non un discours de haine qui monte les populations les unes contres les autres et qui profite aux extrêmes. En d’autres termes nous voulons des réponses et une vision à la hauteur des enjeux.

 

Pour signer: mesopinions.com/stop-aux-viols-de-la-laicite-par-les-elus-petition-

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 17:48

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 18:46

Edito: Musulmans de France, loin des clichés

7 Octobre, 2010
Par: Marc Cheb Sun
Lassés du harcèlement politique et médiatique, les musulmans de France restent sous le choc du visage déformé qu’on veut leur imposer par ignorance, facilité des amalgames, calcul politicien, ou obsession identitaire nationale.

Ce numéro de Respect mag, média créé pour « décoloniser les imaginaires » et « apprendre à vivre ensemble »*, veut restituer leurs vrais visages. Multiples, divers et, très majoritairement, éloignés des ostracismes rétrogrades médiatiquement surexposés.

S’ils restent, pour beaucoup, encore relégués dans l’espace social (habitat, emploi...), ils refusent une fatalité qui les enfermerait dans cette réalité. Peu à peu une classe moyenne émerge et, timidement certes, leur présence se dessine au sein des élites françaises, malgré cette fermeture consanguine qui en est la marque de fabrique.

Sans nier les problèmes et les questions (d’ailleurs inhérents à chaque spécificité), ce numéro affirme l’énergie portée par quatre à cinq millions d’individus. Malgré le poids d’une société française si rétive à assumer, donc à valoriser, les diversités issues de son histoire et résolument tournées vers un avenir commun.

Un parti pris éditorial, à contre-cliché par les sujets et le traitement choisis, mais aussi par les images créées. Une volonté : produire un visuel en rupture avec ce qui pollue nos imaginaires. Pour cela, une annonce a été publiée sur notre site : Respect mag cherche des couples musulmans pour photos.

Ils et elles ont répondu. Saïda et Haroun, Sarra et Karim, Mounira et Jean-Philippe, Sarah et Guillaume. Secrétaire, pilote de ligne, enseignant, dirigeants de PME, journalistes, hôtesse de l’air.

Sous les lumières du photographe Hidéto Hogawa, ils nous font partager leur bonheur à communiquer l’affirmation de leur vérité. Paisible, ouverte. Attachée à leur religion. Moderne.

 

* Principe de base de Respect mag


Respect Mag


voile-republique-copie-1.jpg

Est ce que cette nouvelle classe moyenne autrement dit les "beurgeois" va t- elle réussir à influer sur les élites dites de souches ?

Aura t-elle la capacité de faire changer les mentalités des médias, des politiques, des employeurs et autres décisionnaires ??

L' harcelement d'Etat va il se transformer de manière significative dans les urnes ???

COMMENT CHANGER LES MENTALITES ! Tel est l’enjeu des années à venir!

S’accepter les uns les autres tout en respectant les différences...

Trouver et mettre en place des solutions aux problèmes que rencontrent les jeunes diplômés issus des quartiers populaires et de la "diversité".

Autrement dit trouver un emploi à la hauteur de leur diplômes et de leurs compétences.

Comment redonner espoir à toute une frange de la population qui est souvent délaissée voir exclue de la société. Au point même qu'elle s'auto-exclu aujourd'hui...

Enfin qui va tendre la main à tous nos BEP,CAP et sans diplômes qui

squat tent les halls d’immeuble ?

Bien entendu, Il existe des solutions aux problèmes des Quartiers Populaires ! La loi SRU par exemple..

Combien de milliards ont été engloutis pour acheter la paix sociale ???

Aujourd’hui il est indispensable de CONSTRUIRE cette PAIX.

Mais avec qui ????

 

République Nous (re) Voilà!

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 23:38

Carte_voyage.jpg

APPEL A CANDIDATURE – programme d’échange de volontaires
 
Vous êtes un jeune en recherche d’expériences à l’étranger dans le cadre d’un programme d’échange international ?  
 
Les actions humanitaires et citoyennes vous intéressent ?  
 
Vous êtes attiré par un travail bénévole dans des organismes associatifs d’Afrique du Sud et d’Irlande du Nord?
 
Alors rejoignez le Programme Youth Xchange <http://www.globalxchange.org.uk/> géré par le British Council <http://www.britishcouncil.fr/> et VSO <http://www.vso.org.uk/> , en collaboration notamment avec l'INJEP <http://www.injep.fr/> , l'APELS <http://www.apels.org/> , et l'OMJA <http://www.aubervilliers.fr/rubrique268.html> .
 
Les voyages et les frais de séjour sont pris en charge par les organisateurs.

Pour postuler à ce programme il faut :

  • Avoir entre 18 et 25 ans
  • Posséder un bon niveau d'anglais
  • Etre disponible d’octobre 2010 à mars 2011
  • Etre volontaire pour travailler 6 mois à temps plein sans rémunération financière
  • Avoir habité en France pendant au minimum un an
  • Etre basé en région parisienne


Pour en savoir plus sur ce programme et remplir le formulaire de candidature consultez http://www.britishcouncil.org/fr/france-global-xchange.htm


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RNV en musique.

Les musiques illustre parfois nos articles.