République:Nom féminin Etat dans lequel la souveraineté appartient au peuple par l'intermédiaire de représentants élus.
De brutales fluctuations, qui ont amputé de 34 % le revenu moyen des agriculteurs en 2009, selon l'Insee, après une baisse de 20 % en 2008. De fait, les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à déposer des dossiers de RSA (revenu de solidarité active) auprès des caisses de la Mutualité sociale agricole (MSA).
Selon un pointage arrêté au 31 décembre 2009, 40 271 demandes avaient été enregistrées par la caisse nationale, dont près de la moitié (16 241) émanait des exploitants agricoles non salariés.
L'ensemble des demandes n'ont pas abouti. La complexité du dispositif RSA - le budget familial sert notamment de base de calcul - explique un taux de rejet moyen d'un dossier sur trois. Au 31 décembre 2009, 28 580 dossiers (exploitants et salariés agricoles confondus) ont donné lieu à des versements.
Mais la montée en charge du dispositif s'accélère depuis quelques mois. Selon les projections de la MSA, le monde agricole compterait près de 75 000 allocataires potentiellement bénéficiaires du RSA. Sur ce total, 55 000 seraient des salariés agricoles et 20 000 des exploitants. Une toute petite partie de cet iceberg est aujourd'hui visible.
"La crise agricole a eu lieu en 2009. Ce n'est qu'en 2010 que nous allons vraiment en voir les conséquences sociales, prédit Elie Quidu, sous-directeur famille et retraite à la caisse nationale de la MSA. Le responsable s'attend notamment à une explosion des demandes de RSA "activité", versé à des personnes qui travaillent mais dont les revenus sont limités.
Révélateur de l'ampleur de la crise, les dossiers s'accumulent dans les départements. Début janvier 2010, 12 000 dossiers recevables étaient en attente de traitement, dont 9 000 qui concernaient des exploitants agricoles.
"Déculpabiliser"
Une preuve de plus, selon les spécialistes, que, face à la crise, les réticences socioculturelles ont sauté : "Il est très difficile pour les agriculteurs, qui sont des entrepreneurs indépendants, de faire appel à la solidarité nationale, noteBruno Lachesnaie, directeur de l'action sociale à la MSA nationale. Mais, aujourd'hui, beaucoup d'exploitants agricoles, pour ne pas plonger, sont obligés de faire cette démarche."
Pour les "déculpabiliser", la MSA a fait un gros effort de présentation du dispositif mais aussi d'accompagnement des bénéficiaires. "Nous avons monté des permanences d'écoute, des groupes de parole pour éviter que les personnes, par honte, ne se replient encore plus sur elles-mêmes", explique M. Quidu.
"Il faut les préparer à trois scénarios, complète M. Lachesnaie. Il y a ceux qui vont arriver à passer le cap de cette période difficile et pour lesquels le RSA va jouer vraiment un rôle d'amortisseur social. Il y a ceux qui arriveront à s'en sortir uniquement si leurs conjoints arrivent à trouver une activité extérieure qui permettra de compléter les revenus du ménage. Enfin, il y a ceux que nous allons devoir aider à faire leur deuil de l'agriculture et à en sortir avec dignité."
Travailler plus pour gagner plus !
Allez dire ça aujourd'hui aux agriculteurs eux qui bossent prés de 15
heures par jour.
Cette nouvelle est pour moi...incroyable et pour la France un choc.
Les agriculteurs Français au RMI !!! Eux qui pestent habituellement sur les assistés de la société...
Les voilà victimes à leur tour(une fois de plus) de cette Droite libérale et de l'impuissance de nos gouvernants (l'Europe) à réguler les marchés.
Les agriculteurs et les banlieusards dans le même bateau, sans océan pour naviguer, bienvenue les gars!
Je vais finir par croire qu'il n'y a que les métiers de la sécurité qui recrutent.
Tout fout le camp à commencer par:
les riches, le textile, les industries, Etc...etc...
Mais ou est donc le Patriotisme économique, peut il être efficace pour conserver nos emplois?
On nous parle des emplois vert mais ou sont ils et ne sont ils pas réservés à une certaine élite (bac+3, 4, 5 )?
Autrement dit : Comment et surtout qui va tendre la main à tous nos