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République:Nom féminin Etat dans lequel la souveraineté appartient au peuple par l'intermédiaire de représentants élus.

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L'espoir fait vivre

Ces talents des cités montrent l’exemple
« Prends ton avenir en main », c’était le thème de la conférence organisée hier à Villeneuve-Saint-Georges. L’occasion pour des jeunes en réussite de partager leur expérience.

Ils s’appellent Tarra, Luke, Oreade ou encore Surijt. Ils ont 21 ou 22 ans. Leur particularité : issus de l’immigration, originaires des quartiers sensibles d’Ile-de-, ils ont réussi à faire de brillantes études. Hier à Villeneuve-Saint-Georges, l’espace d’un après-midi, ils sont venus raconter leur histoire.

« Il faut casser les préjugés et arrêter de dire qu’on ne peut pas réussir parce qu’on est black ou beur et qu’on est issu d’une cité, s’agace Sokouana Gary, 24 ans présidente de l’association SOW (Smiles for the Orphans in the World), organisatrice de la conférence. Il faut arrêter de se plaindre et tout attendre des pouvoirs publics. Oui, pour les jeunes des cités, c’est plus compliqué de réussir, mais on peut y arriver. Ils en sont la preuve. »

Il y a cinq ans, il ne parlait pas un mot de français. Aujourd’hui, à 21 ans, Surijt Singh, d’origine indienne, est en classe préparatoire : « A mon arrivée en , j’ai dû tout recommencer. Je suis passé par une classe d’accueil. Puis on m’a orienté vers un CAP vente. J’ai refusé, se souvient le jeune homme qui s’exprime dans un français parfait. Je voulais faire une filière générale. J’ai fait le forcing en écrivant des lettres aux élus. Il y avait des fautes d’orthographe à chaque mot. Mais j’ai réussi… ». Après un bac de qu’il obtient avec mention bien, Surijt intègre une classe préparatoire. « En plus, je viens du 9-3, alors je peux vous dire que l’échec n’est pas une fatalité. »

Elle a cravaché pour payer ses études. Désormais, Oreade, 22 ans, étudie le droit à la Sorbonne. « Pour payer mes études et mon 9 m2 à Paris, il a fallu travailler au McDo, raconte la jeune fille qui a passé toute son enfance dans la cité Paul-Bert à Villeneuve-le-Roi. C’est dur, mais il faut y croire. La diversité, c’est un handicap mais aussi une chance. Le trafic de stupéfiants n’est pas une solution. »

De Villeneuve-Saint-Georges au master de droit. « On a le choix, insiste, Luke, 22 ans Tout est une question de volonté et de travail. Les études, c’est une chance. Derrière sa copie d’examen, tout le monde est égal. »

On lui disait que la Sorbonne n’était pas pour elle. Et pourtant, Tarra, 21 ans, originaire de Marne-la-Vallée, est diplômée de la célèbre université parisienne en langues étrangères. « J’ai surtout créé mon association d’événementiel, B’India, qui propose des hôtesses d’accueil, détaille la jeune femme. On m’a dit que je n’y arriverai pas. Aujourd’hui, j’ai 33 salariés. Il n’y a pas de fatalité, il faut s’accrocher… ».

Autant de parcours qui doivent aider à « changer les mentalités, insiste Sokouana Gary. Il y a plein de talents dans les cités. Il faut juste se prendre en main »…

  Le Parisien


 

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Selon l'Insee, la volonté d'entreprendre est deux fois plus importante chez les jeunes originaires des ZUS, les zones urbaines sensibles. L'entreprenariat, c'est l'expression des gens qui n'ont rien à perdre, qui sont dynamiques et qui sont capables de prendre des risques pour s'en sortir. Ne réduisons pas l’information médiatique des quartiers aux seuls faits divers mais faisons rayonner les initiatives positives ! Elles existent.

Ceci dit, où est le plan "désespoire banlieues" ? Où sont les solutions pragmatiques pour baisser le taux de chômage qui frise 40% dans certains quartiers ?

Pensez-vous réellement que la suppression des allocations familiales à des familles souvent mono-parentale déjà fragilisées économiquement et socialement améliora le niveau éducatif ?

Avons-nous l’assurance qu’en installant la police dans chaque établissement scolaire, la violence baissera ?

Notre déception est que le Président de tous les français se déplace avec des messages encourageants pour les agriculteurs, les hôteliers et les sinistrés de la Vendée !

Alors que son passage en banlieue rime avec police, sanction, répression et finalement stigmatisation. Est-ce notre destin?

 

 

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